Dans un article publié en avril dans la revue Nature, une équipe de chercheurs conclut qu’« au niveau mondial, 22 à 28 % de la population pourraient satisfaire leur demande en céréales tempérées, riz, céréales tropicales et légumineuses à moins de 100 km ». Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs ont divisé le globe en un ensemble de cellules géographiques de taille identique, avant de calculer, pour chaque cellule, les besoins énergétiques de la population, la demande en céréales et la production agricole. Grâce à un programme informatique, les besoins de chaque cellule sont ensuite complétés par les importations en provenance de cellules adjacentes disposant de surplus. Pour les céréales tempérées – le blé, l’orge et le seigle –, « la moitié de la population pourrait répondre à ses besoins à une distance inférieure à 900 km, alors que les derniers 25 % de la population exigeraient une distance supérieure à 5 200 km », poursuivent les auteurs. Dans une seconde, l’étude se penche sur plusieurs scénarios pour étudier l’effet du nivellement des rendements ou de la réduction du gaspillage alimentaire sur ces distances. « Dans le cas des céréales tempérées, les changements dans les distances minimales sont les plus importants en Amérique du Sud et en Afrique de l’Est et du Nord », notent les auteurs.
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