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Fidèle à sa stratégie « d’enrichir son portefeuille de marques haut de gamme et accroître sa présence dans les marchés en croissance du monde entier », selon Peter Swinburn, p.-d.g. de Molson Coors, celui-ci vient d’annoncer l’acquisition de son homologue tchèque StarBev. Le brasseur canado-américain a déboursé 2,65 milliards d’euros (3,54 milliards de dollars), en faveur du fonds CVC pour mener à bien cette opération. StarBev, qui exploite neuf brasseries en Europe centrale et de l’Est, a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 700 millions d’euros (1 Md de dollars) en 2011. Elle exploite des brasseries en République tchèque, en Serbie, en Croatie, en Roumanie, en Bulgarie, en Hongrie et au Monténégro, et commercialise également ses marques en Bosnie-Herzégovine et en Slovaquie.
Un portefeuille très étendu
StarBev brasse 13,3 millions d’hectolitres annuellement, et figure parmi les trois premiers brasseurs en importance dans chacun de ses marchés, précise le communiqué de Molson Coors, et possède un portefeuille de plus 20 marques de bière avec des marques comme Borsodi, Kamenitza, Bergenbier, Ozusko, Jelen et Niksicko. Elle distribue également des marques telles que Stella Artois, Beck’s, Hoegaarden ou encore Leffe. Coors fait ainsi son entrée en Europe de l’Est, considérant que le marché de l’Europe centrale et de l’Est est un marché où le volume et la consommation par personne seront en croissance à long terme. L’opération est assujettie à l’approbation des autorités européennes de la concurrence et devrait se conclure au deuxième trimestre de 2012. L’accord prévoit que StarBev sera exploité en tant qu’unité administrative distincte au sein de Molson Coors et conservera son siège social en République tchèque. CVC avait acheté StarBev à Anheuser-Bush InBev, le premier brasseur mondial, en décembre 2009 puis l’avait mis en vente au vu de l’intérêt manifesté par plusieurs brasseurs au nombre desquels, outre Asahi, croit-on savoir, figuraient Carlsberg, SABMiller et Heineken mais ils n’ont pas voulu payer un ticket d’entrée aussi élevé. CVC avait payé son acquisition 2,2 milliards de dollars environ.
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