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Viticulture Montpellier : condamnations avec sursis

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Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné le 15 mars à un mois de prison avec sursis quatre viticulteurs qui avaient mené une opération « escargot » sur une autoroute dans l’Hérault le 6 mars. Après une réquisition sévère du procureur, ce jugement a été reçu avec soulagement. A Paris, le sénateur de l’Hérault Gérard Delfau a demandé le 15 mars un débat sur la crise vinicole.

Les quatre viticulteurs condamnés étaient jugés en comparution immédiate pour délit d’« entrave à la circulation sur la voie publique ». « Ce jugement constitue un lourd désaveu pour ceux qui tentent ou tenteront de résoudre les problèmes sociaux par la répression », écrit la Confédération paysanne dans un communiqué du 16 mars rappelant que le procureur de la République « défendait de lourdes peines pour des syndicalistes qualifiés de fauteurs de troubles (retrait de permis, prison ferme…) ». Quelque 200 à 300 viticulteurs rassemblés devant le palais de Justice pour soutenir leurs collègues ont exprimé leur joie à l’annonce du verdict.

Les quatre viticulteurs avaient été interpellés avec cinq autres le 14 mars, à la suite de diverses actions de protestation dans l’Hérault et six d’entre eux étaient restés en garde à vue à Montpellier. Une centaine de vignerons étaient alors venus de l’Hérault, du Gard et de l’Aude pour occuper la Chambre d’agriculture à Montpellier où ils avaient passé la nuit en signe de protestation, avant de se rassembler le lendemain devant l’hôtel de police. Une mesure de comparution immédiate avait été décidée le 15 mars à l’encontre des viticulteurs, condamnés le soir même.

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Des sénateurs en faveur d’un débat sur la crise viticole

A Paris, le sénateur de l’Hérault Gérard Delfau a demandé le 15 mars « l’inscription d’urgence » à l’ordre du jour du Sénat d’une question orale avec débat sur la crise vinicole. Un tel débat pourrait contribuer à « désamorcer la tension actuelle avant qu’il ne soit trop tard», a souligné Gérard Delfau, qui s’est prévalu du soutien de ses collègues de la Gironde Gérard César (UMP) et de l’Aude Roland Courteau (PS). Le sénateur a rappelé que les viticulteurs connaissent une « baisse de revenu importante», qui peut atteindre 40% dans certaines coopératives, et sont « depuis un an au moins » dans l’attente du versement de compensations promises par le gouvernement.