Le président russe Vladimir Poutine a demandé, le 21 mai, à son gouvernement « d’intensifier le dialogue » avec l’UE pour trouver une issue au conflit sur les denrées alimentaires polonaises toujours interdites à l’importation en Russie. Un signe jugé positif par le commissaire européen à la santé Markos Kyprianou qui espère débloquer la crise avant la fin de la présidence allemande de l’UE.
«Après Samara, je me montre un peu optimiste », a indiqué le commissaire européen Markos Kyprianou, le 22 mai, en marge d’une session du Parlement européen à Strasbourg. « Nous continuerons à discuter avec les Russes, mais il est important que les négociateurs aient mandat pour trouver des solutions », a fait remarquer le commissaire chypriote. Selon lui, la démarche du Kremlin qui demande au gouvernement d’accélérer les pourparlers sur le dossier polonais constitue un signe de « bonne volonté ». Le premier depuis de nombreuses semaines durant lesquelles les services vétérinaires russes avaient fait preuve d’un manque manifeste d’envie d’aboutir à une solution.
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Malgré la pression politique très forte des Européens pour résoudre cette question avant le sommet de Samara qui a réuni, les 17 et 18 mai, Angela Merkel, la chancelière allemande, le président de la Commission José Manuel Barroso et le président russe Vladimir Poutine, aucune avancée n’a été possible. L’UE n’a donc pas pu lancer, comme elle l’aurait souhaité, la négociation d’un nouvel accord de partenariat avec Moscou. La Pologne oppose toujours son veto au lancement de ces pourparlers tant que ses exportations de produits alimentaires ne sont pas débloquées.