Les experts vétérinaires des Vingt-sept continuent d’être préoccupés par les exigences de leurs homologues russes qui perturbent profondément les exportations communautaires de produits alimentaires et, en particulier, de produits végétaux.
Malgré les longues négociations menées ces derniers mois par la Commission européenne, qui espère toujours normaliser les exportations communautaires de produits agricoles vers la Russie, les relations restent très tendues. Lors des derniers entretiens entre Paola Testori Coggi, la négociatrice européenne d’une part, et le chef des services russes, Sergei Dankvert d’autre part, Moscou n’a pas caché sa volonté de maintenir la pression sur l’UE. De nouvelles cargaisons de produits végétaux affichant des taux de résidus de pesticides très importants ont été bloquées aux frontières russes, a indiqué M. Dankvert, soulignant que ces marchandises n’étaient même pas conformes aux normes sanitaires de l’UE. Ce responsable demande désormais que l’ensemble des pays de l’UE qui souhaitent exporter des produits végétaux en Russie soumette un plan d’action pour assurer la sécurité sanitaire des marchandises.
Moscou veut aussi que, par exemple, les organisations professionnelles européennes dont les adhérents sont exportateurs, procèdent à des pré-contrôles sanitaires auprès de laboratoires agréés pour assurer un meilleur suivi et mieux anticiper les problèmes. Dans le même ordre d’idée, M. Dankvert exige toujours la présentation d’une liste précise des entreprises ayant obtenu leur agrément de la part des autorités européennes pour l’exportation de produits végétaux vers la Russie. Concernant les certificats pour les produits végétaux, Moscou a rappelé récemment que chaque conteneur expédié devait disposer, pour franchir la frontière russe, d’un certificat, un seul document n’étant pas suffisant pour l’ensemble d’un convoi.
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Pour aborder une nouvelle fois l’ensemble de ces sujets, des observateurs russes devraient être présents, le 7 novembre prochain, lors d’une réunion des experts vétérinaires et phytosanitaires de l’UE.
De son côté, la Commission européenne poursuit ses discussions avec les Vingt-sept en vue de la mise en place de certificats harmonisés pour les exportations communautaires d’aliments pour animaux à base de végétaux, de chevaux vivants, de bétail à engraisser, de semences et d’embryons.