Le président de la MSA a enfin tenu à réagir au rapport de la Cour des comptes sur l’action de la Sécu agricole sur la période 2020-2025, lors d’un point presse le 2 octobre. Un point noir, selon les Sages de la rue Cambon, portait sur la gouvernance. « La nomination de plusieurs directeurs généraux, nous y tenons. Contrairement au régime général, nos délégués sont des élus. Cela fait sens. Il n’y a pas de débat », a-t-il martelé. En revanche, il reconnaît que la représentation entre salariés et non-salariés agricoles était « un sujet à évaluer, mais dans le respect des enjeux de chacun. La démographie des non-salariés agricoles évolue et se complexifie. Il n’est pas question de créer une confrontation entre les deux ». Récemment, la CFDT Agri-Agro avait contesté l’élection du premier vice-président et appelé à une évolution des modes d’élection. La Cour souhaitait aussi que la MSA aille plus loin sur l’immobilier. Pas opposé à la recommandation de la Cour des comptes, Jean-François Fruttero a rappelé que les comportements des adhérents changeaient (fréquentation des maisons de santé dans lesquelles la sécurité sociale agricole participe aussi), ce qui influe sur le nombre de visites dans la grande majorité des sites de production et d’accueil de la MSA : « Une réflexion sur le fond concernant l’implantation territoriale est envisageable. Nous ne sommes pas dans une position figée. »
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