À dix jours des municipales, 300 candidats dans toute la France ont signé un « pacte pour la transition », à l’initiative du collectif Pour une transition citoyenne, qui demande aux candidats d’intégrer au moins dix des trente-deux mesures proposées. « Nous devrions avoir au moins cinq cents signataires d’ici les élections », prévoit Julie Bideux, chargée d’accompagnement sur le pacte. Rassemblant une trentaine d’ONG, dont Terres de lien, les Amis de la Terre, ou Artisans du monde, le collectif Pour une transition citoyenne a été rejoint pour ce projet par une trentaine d’autres associations pour ce projet, dont FNE, ou Greenpeace.
Pour le volet agricole, le pacte propose une alimentation biologique et moins carnée en restauration collective, un appui à la structuration de filières, ainsi que la préservation du foncier agricole. D’autres propositions, comme celle sur les achats publics responsables ou la protection de l’eau, concernent plus indirectement le secteur.
L’influence de cette démarche est plus marquée dans les villes. Des collectifs volontaires pour porter ce pacte se sont inscrits dans la plupart des grandes métropoles, Lyon, Montpellier, Grenoble, Nantes, ou Bordeaux. « À Paris, tous les candidats sont à peu près d’accord. Mais en milieu rural, c’est plus compliqué », concède Julie Bideux. La moitié environ des candidats ayant signé le pacte à ce jour seraient tout de même inscrits dans des communes rurales.
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Cette proposition de « transition écologique » est-elle politiquement clivante ? Les chiffres du projet montrent que oui. À Paris, parmi les principaux candidats, seule Rachida Data ne donnera vraisemblablement pas suite. Sur les 300 pactes, Julie Bideux estime que seuls une dizaine de maires Les Républicains ont signé, et souligne qu’« au moins une liste Rassemblement national s’est engagée à Orange ». Dans la mesure où la procédure impose un dialogue avec un collectif de citoyens, souvent porté par des associations, et que certaines propositions concernent spécifiquement les migrants, l’équipe reconnaît à demi-mot que le dispositif n’est structurellement pas favorable au RN.
« En milieu rural, c’est plus compliqué »