Confrontée à un contexte difficile depuis plusieurs années, la branche agroalimentaire de la coopérative Maïsadour va supprimer 136 emplois et restructurer son organisation. À long terme, elle veut nouer des partenariats financiers pour les salaisons et développer les produits issus de l’aquaculture.
Les crises successives d’épizootie aviaire, la loi Egalim et l’épidémie du Covid-19 qui a débuté cette année, ont fini de mettre en difficulté MVVH, la branche agroalimentaire de la coopérative Maïsadour et ses marques emblématiques de la gastronomie du Sud-Ouest : Delpeyrat, Comtesse du Barry, Delmas et Sarrade.
Face à une performance économique de la filière du canard gras qui s’est fortement dégradée, MVVH a décidé « d’adapter son organisation et sa structure industrielle », selon l’entreprise. « Nous devons transformer en profondeur notre modèle, adapter nos outils de production et notre organisation aux nouvelles demandes du marché et aux nouveaux enjeux du métier pour retrouver de la performance industrielle, de l’agressivité commerciale, de la compétitivité et au final de la rentabilité », explique Eric Humblot, directeur général du groupe MVVH.
Plan d’urgence
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Dans cette optique, MVVH vient de lancer un plan d’urgence pour le court terme pour retrouver une croissance et financer les investissements. Ce plan concerne la performance industrielle (optimisation de la matière première, modernisation des outils, amélioration des process, rationalisation des gammes produits, réduction des stocks), des marques « innovantes », et surtout la suppression de 136 postes. La direction affirme vouloir limiter les départs contraints à 59 postes.
À plus long terme, MVVH va « nouer des partenariats stratégiques ». Deux activités sont notamment concernées : les salaisons, pour lesquelles MVVH va rechercher des partenaires financiers pour accompagner et soutenir les investissements nécessaires. Et l’aquaculture, un domaine où MVVH va poursuivre son développement en s’appuyant sur sa marque Delmas.