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Trouver dans le sol les champignons qui ont un effet positif sur les cultures (lutte contre certains bioagresseurs, système immunitaire plus performant, augmentation des rendements) et les commercialiser auprès des agriculteurs et industriels. C’est l’ambition de la start-up niçoise Mycophyto, qui travaille, comme de nombreuses start-up à travers le monde (Indigo, Agbiome) à utiliser en agriculture les effets positifs du microbiote des plantes et ainsi développer des alternatives biologiques au pesticides chimiques. L’originalité de l’approche de Mycophyto est de commercialiser des champignons « indigènes ». C’est-à-dire qu’elle veut sélectionner des champignons dans les territoires où elle souhaite les commercialiser plus tard (sous forme de plants mycorhizés). Le marché des plants mycorhizés existe déjà en France, notamment dans les filières vignes et foresterie, animé par des pépiniéristes. Mais les mycorhizes en question ne sont pas indigènes, pointe Justine Lipuma. Et les solutions de mycorhizes en sac à épandre, parfois importées, existent, mais leur efficacité est discutable, estime-t-elle. |
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Justine Lipuma tire son expertise de sa thèse de doctorat sur les interactions positives entre micro-organismes et plantes, à Sophia Antipolis (Institut Sophia Agrobiotech ISA) et d’une collaboration avec l’université de Turin. C’est à l’issue de ses recherches qu’elle s’est lancée avec Christine Poncet (à gauche sur la photo ; directrice adjointe d’ISA et spécialiste des systèmes de cultures innovants) dans l’aventure Mycophyto. Restez au courant en temps réel !Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
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La start-up est encore dans une phase de R&D, financée jusqu’ici par l’incubateur Paca-Est, le Labex JEDI de l’Université Cote d’Azur, une bourse « French Tech » de BPI France et de nombreux concours (Pepite Ilab, Fondation Unice, Rotary club). Mycophyto est sur le point de signer son premier contrat de R&D avec un parfumeur. La start-up se donne un an pour aboutir à des couples plantes-mycorhizes. A l’issue de cette période, elle souhaite lancer des sites de production, et envisage une levée de fonds à cet effet. Mycophyto se concentre aujourd’hui sur les plantes à parfum et médicinale, dont les filières sont proches de Nice avec des acteurs en attente de solutions alternatives pour la production de matières premières sans résidus de produits chimiques. Ces matières premières étant l’élément de base de produits finis à forte valeur ajoutée. Un cabinet de conseil étudie actuellement les autres marchés auxquels elle pourrait s’intéresser dans un second temps pour élargir sa gamme de plantes. |
