Les membres de l’association européenne du commerce des céréales et oléagineux (Coceral) s’inquiètent du nombre croissant de céréales qui pourraient être concernées par les problèmes de mycotoxines, selon les résultats d’une enquête annuelle publiée le 2 juillet et portant sur l’année 2023. Avec 94 % des participants à l’enquête échantillonnant leurs produits pour surveiller les mycotoxines, le Coceral estime que ces membres sont bien sensibilisés à la gestion des risques liés aux mycotoxines dans l’alimentation humaine et animale. Mais, avec les conséquences du changement climatique, ils préviennent qu’un pourcentage croissant de céréales destinées à la consommation humaine devra être déclassé comme aliments pour animaux. Les niveaux réglementaires de l’UE pour les mycotoxines dans les aliments ne seront en effet probablement pas respectés en raison d’une augmentation de la prévalence de différentes mycotoxines. « D’énormes répercussions économiques pour nos membres » (augmentation de l’échantillonnage, des tests, des rappels, des rejets, etc.) sont à prévoir, indique le Coceral. Actuellement, pour prévenir les risques, les entreprises du commerce de céréales interviennent en amont auprès des agriculteurs en préconisant des semences résistantes, des traitements fongicides, et des conseils sur les bonnes pratiques agricoles.
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