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Énergies renouvelables N. Kosciusko-Morizet promeut la méthanisation pour conforter l’emploi

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Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, a plaidé pour le développement de la méthanisation, lors de son intervention au colloque annuel du Ser (Syndicat des énergies renouvelables) qui s’est tenu le 7 février à Paris. La méthanisation est selon elle un des moyens les plus appropriés parmi les énergies renouvelables pour conforter la ré-industrialisation et l’emploi largement sur tout le territoire.

«Mon message tient en un mot, sur les énergies renouvelables : l’emploi », a déclaré la ministre de l’Écologie au colloque annuel du Ser, citant aussitôt la méthanisation. « Le biogaz est une source d’énergie renouvelable particulièrement exemplaire en termes d’impact environnemental, puisqu’il est aussi une formidable méthode de traitement des déchets organiques. C’est pour cela qu’avec Bruno Le Maire, j’ai demandé au Premier ministre que nous puissions avancer rapidement dans l’établissement d’un dispositif complet de soutien », a affirmé Nathalie Kosciusko-Morizet.

Légitimer les soutiens par l’emploi
Pour que le soutien aux énergies renouvelables « reste légitime », il faut « en améliorer la compétitivité et l’impact sur l’emploi », a-t-elle indiqué. Elle a insisté sur la méthanisation, parce qu’elle peut être pourvoyeuse d’emplois dans de nombreuses régions, surtout celles qui sont démunies d’industries.
La légitimation des soutiens aux énergies renouvelables passe aussi par l’amélioration de leur compétitivité, et cet objectif est en bonne voie, à en croire Arnaud Chaperon, directeur d’ Électricité & Énergies Nouvelles de Total. Les prix de l’électricité photovoltaïque se rapprochent de ceux du marché en Italie du Sud et en Allemagne, tandis qu’en Californie la parité est déjà atteinte. Même cas de figure pour l’éolien : « L’éolien terrestre constitue une des énergies renouvelables les plus compétitives, avec des prix proches de ceux du marché de l’électricité, et il est indispensable à l’atteinte de nos objectifs. La France ne couvrira pas son objectif de 23 % sans l’éolien », a soutenu la ministre de l’Écologie.

Augmenter les effets d’échelle
Mais pour parvenir à la compétitivité, il faut augmenter la production d’énergies renouvelables pour bénéficier des effets d’échelle, et donc abaisser les coûts de production. Or l’Europe n’est pas assez ambitieuse dans ce domaine, et le leadership de la fabrication de capteurs solaires et de turbines d’éoliennes est échu à la Chine, a fait remarquer Wolfgang Palz, directeur du Conseil mondial des énergies renouvelables.
Abaisser les coûts des énergies renouvelables est bon pour l’économie de ces dernières, mais aussi pour le maintien du niveau de vie général, a souligné Jean-Louis Bal, président du Ser. « À moyen terme, leurs coûts de production concourront à baisser les prix de l’énergie, car les coûts d’exploitation et de maintenance de ces filières sont faibles. Les énergies renouvelables sont une rente à terme pour la collectivité », a-t-il conclu.
 

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