Un Comité stratégique pour la filière agroalimentaire va être mis en place conjointement par Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, et Christian Estrosi, ministre de l’Industrie. C’est là le fruit des décisions prises le 4 mars dernier à l’issue des Etats généraux de l’industrie.
Le ministre de l’Alimentation l’a confirmé le 19 mai en recevant les présidents de l’Ania et de Coop de France. A cette occasion, Jean-René Buisson et Philippe Mangin ont apporté leur soutien à l’objectif de renforcement de l’organisation des filières et de stabilisation du revenu des producteurs agricoles porté par le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA). Des relations commerciales loyales ont également été considérées comme un élément important de la compétitivité des filières agroalimentaires, l’ANIA et Coop de France soulignant que la négociabilité doit être associée à des contrôles.
Plus globalement, pour préparer la sortie de crise, les décisions suivantes ont été prises, a indiqué le ministère, et leur mise en œuvre sera suivie par ce comité stratégique.
– Plans de développement des filières
L’Ania et Coop de France seront associés à la préparation des plans de développement des filières proposés par Bruno Le Maire et coopéreront aux études stratégiques sur la compétitivité des filières qui viennent d’être lancées et feront des propositions concrètes au profit des entreprises agroalimentaires, notamment à l’export.
– Grand emprunt et investissements d’avenir
Le secteur agroalimentaire bénéficiera de l’appui du grand emprunt. L’Ania et Coop de France soutiennent le projet de constitution d’une grande cohorte et le projet de recherche sur les bio-marqueurs permettant d’analyser le lien entre alimentation et santé et l’impact des évolutions des comportements alimentaires. Ils favoriseront par ailleurs l’émergence d’autres projets, notamment dans le domaine de la maîtrise de la sécurité des aliments.
– Politique agricole commune
L’Ania et Coop de France ont fait valoir qu’une politique agricole commune est indispensable à la sécurité des approvisionnements industriels et constitue un levier de compétitivité et de croissance pour l’économie agricole et agroalimentaire européenne dans le contexte de la mondialisation. Ils ont apporté leur soutien au combat pour la régulation européenne des marchés mené par la France. Par ailleurs, dans le cadre de la stratégie européenne UE 2020, les autorités françaises, l’Ania et Coop de France travailleront à favoriser un meilleur accès des entreprises agroalimentaires à la Banque européenne d’investissement.
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