Le rapport du Conseil supérieur de la santé (CSS) belge sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT), qui vante leur potentiel, fait l’objet de critiques sur l’objectivité de ses auteurs. Dans une tribune, Barbara Van Dyck et Anneleen Kenis, membres du collectif d’universitaires belge Carta Academica, dénoncent la proximité qu’ont certains auteurs de l’avis scientifique avec des industries biotechnologiques. Sont, entre autres, cités, Hervé Vanderschuren, membre du groupe de travail belge, ainsi que son président Pierre Spanoghe. Ce dernier est critiqué par les chercheuses sur sa position de défenseur du glyphosate, et pour son rôle d’organisateur d’un symposium annuel sur les pesticides de 2004 à 2020. L’évènement était sponsorisé par Corteva, BASF, Bayer et Syngenta, entreprises qui « profiteront de la déréglementation » des NBT. Hervé Vanderschuren est, quant à lui, coordinateur d’un projet de recherche dont les sponsors comportent aussi Corteva et Syngenta. Dans un avis rendu début mars, l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) contestait la proposition de règlement de la Commission européenne sur les NBT. Au niveau européen, le Conseil de l’UE doit encore rendre sa position sur le sujet.
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