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NBT : des ONG s’inquiètent du changement de réglementation envisagé par Londres

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Dans une lettre envoyée le 15 mars à la Commission européenne, plusieurs ONG (Greenpeace, les Amis de la Terre, Via Campesina…) appellent l’UE à tout faire pour dissuader le Royaume-Uni d’exclure de sa réglementation sur les OGM les organismes génétiquement modifiés (OGM) conçus avec des techniques dites d’édition de gènes (1). « Si Londres va de l’avant avec ces plans, qui incluent à la fois les plantes et les animaux génétiquement modifiés, cela affaiblira clairement ses normes en matière de santé, d’environnement et de bien-être animal, par rapport à celles de l’UE, et constituera une violation flagrante du principe de non-régression de l’accord commercial UE/Royaume-Uni », expliquent-elles. Elles ajoutent que si ce dessein se concrétise, il faudra alors « faire face aux conséquences concernant le futur commerce des produits agricoles entre l’UE et le Royaume-Uni ». Dans le cadre de ce projet, le Royaume-Uni vient de clore le 17 mars une consultation publique dont les résultats sont attendus d’ici trois mois. En fonction des avis collectés, le gouvernement britannique pourrait modifier sa législation et donc s’écarter de la directive OGM de l’UE, laquelle devrait elle-même être révisée dans les prochains mois.

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D’autres pays ont déjà mis à jour leur réglementation afin de tenir compte des produits agricoles créés à l’aide d’outils d’édition du génome. C’est le cas de l’Argentine, du Brésil, des États-Unis ou encore du Japon qui ont mis au point des systèmes dans lequel les produits génétiquement modifiés sont classés en fonction de la façon dont ils ont été modifiés. Pour Londres, cette décision permettrait de faciliter les échanges dans le cadre d’accords commerciaux.