Le cadre législatif pour des systèmes alimentaires durables, que la Commission devrait présenter avant la fin de l’année, « a un réel potentiel pour transformer les systèmes alimentaires » mais il est incompatible avec la « proposition de déréglementer les nouvelles techniques génomiques (NBT) », prévient l’ONG Slow Food dans une lettre qu’elle vient d’envoyer aux commissaires européens Stella Kyriakides (Santé), Janusz Wojciechowski (Agriculture) et Virginijus Sinkevičius (Environnement). Pour Bruxelles qui devrait présenter début juin sa proposition sur les NBT, cette déréglementation est une mesure visant à contre-balancer les objectifs de réduction des pesticides qu’elle entend imposer. Mais ces NBT « pourraient avoir de graves conséquences pour la santé, […] le risque et la sécurité doivent donc continuer à être soigneusement évalués au cas par cas, conformément au principe de précaution », répond Slow Food. Car pour l’ONG le futur cadre sur les systèmes alimentaires durables devra « définir la direction à suivre pour à la fois faire évoluer la production alimentaire vers l’agroécologie, en contraignant toutes les politiques liées à l’alimentation, en particulier la Pac, et pour soutenir une transition vers des régimes alimentaires sains, durables et abordables pour toutes et tous » grâce à l’étiquetage et le développement de chaînes d’approvisionnement courtes par exemple.
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