Un collectif de plus de cinquante ONG et organisations agricoles (Greenpeace, les Amis de la Terre, Via Campesina…) dénonce une nouvelle fois, dans une longue analyse publiée le 7 septembre, l’approche biaisée à laquelle a recouru la Commission européenne dans le cadre de son étude sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT). Présentée fin avril, celle-ci confirme que l’actuelle réglementation sur les OGM datant de 2001 n’est plus adaptée pour les plantes issues de ces nouvelles techniques et propose de faciliter leur autorisation dans l’UE. Mais pour les ONG, le processus de consultation qui a conduit à ces conclusions était biaisé dès le départ, la grande majorité des contributions (74 %) provenant de l’industrie des OGM. Elles accusent également la Commission : de ne pas avoir tenu compte d’un grand nombre de preuves et d’analyses scientifiques indiquant les risques liés aux nouvelles techniques ; de minimiser de manière trompeuse la prédominance de la tolérance aux herbicides dans les nouvelles cultures génétiquement modifiées ; et d’affirmer de façon douteuse que les nouveaux OGM ne peuvent être détectés.
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