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Né d’une seule ferme lève 1,4 M€ en dette et reçoit 440 K€ d’aide

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La start-up qui installe des mini-laiteries sur les exploitations agricoles réalise une opération financière avec le soutien de Bpifrance. La banque publique d'investissement aide directement la société et garantit une partie de sa dette.

Né d’une seule ferme va pouvoir installer ses mini-usines un peu partout en France, comme elle le prévoit, dans les prochains mois (Agra Alimentation du 27 février 2020). Le 22 septembre, elle a en effet annoncé avoir levé 1,4 million d’euros de dettes auprès d’un pool bancaire composé du Crédit Agricole Loire-Atlantique Vendée, du Crédit Mutuel Loire-Atlantique et Centre-Ouest et de la Banque Populaire Grand Ouest. « Il s’agit d’un prêt sur six ans, sans différé de remboursement, dont 40% sont garantis par Bpifrance », précise André Bonnard, à l’initiative de Né d’une seule ferme et co-actionnaire avec Florence Loyer, Bastien Debras et Maximilien Rouer.

Cette levée de dette « assure l’installation de quinze yaourteries dans les neuf prochains mois, ce qui permettra une couverture nationale des points de vente Intermarché », prévoit Né d’une seule ferme. La société est détenue, de façon très minoritaire, par Intermarché qui s’est engagé à distribuer les yaourts fabriqués dans les mini-laiteries. L’objectif est d’assurer un maillage du territoire permettant d’alimenter les plateformes logistiques du distributeur situées au plus près des fermes. Une centaine de points de vente Intermarché proposent depuis début juillet les yaourts fabriqués par deux fermes laitières, l’une en Haute-Marne, l’autre dans le Rhône. Selon la société, 280 éleveurs sont candidats pour étudier la mise en place de containers sur leur ferme.

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Etendre le concept aux fruits et aux céréales

En plus du prêt, la start-up qui a présenté son projet au dernier Salon de l’agriculture de Paris, vient d’obtenir une aide de 440 000 euros dans le cadre de l’appel à projet Concours d’innovation-i-Nov lancé par la Bpifrance. Cette subvention est versée à Né d’une seule ferme « pour développer son concept dans d’autres secteurs d’activités (fruits, légumes, céréales...) », indique la société. Car ses fondateurs voient l’avenir au-delà des seuls produits laitiers. Ils veulent « développer à très court terme des marchés avec la restauration collective en application de la loi Egalim, les produits fermiers constituant une offre locale naturelle. » Né d’une seule ferme est actuellement contacté par des producteurs de fruits et céréales pour étudier la mise en place de module de transformation en compote ou céréales du petit déjeuner.