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Neayi veut bâtir une encyclopédie agronomique participative

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Intégrée à l’incubateur de Sophia Antipolis et membre du pôle AgriSudOuest Innovation, Neayi (« nouvelle terre » en grec) développe une encyclopédie participative de l’agronomie. La start-up a été fondée il y a un an par un entrepreneur venu des logiciels de formation en ligne, Bertrand Gorge, et par un ancien cadre de Dow Agro, Henri de Richecour.  Leur objectif : « aider les agriculteurs à adopter de nouvelles pratiques » (passage en bio ou à l’herbe, en HVE, en ACS, nouvelle culture…)

Après de nombreuses consultations, ils font le constat suivant : « les agriculteurs connaissent les options, mais ce qui permet d’avancer, ce sont les témoignages d’exploitants qui sont dans des situations similaires, la multiplication des retours d’expérience ». Ils ont donc conçu une « base encyclopédique des options d’exploitation », à laquelle ils veulent agréger des « micro-communautés de pratiques », et des outils d’analyse et d’évaluation des scénarios de changement de pratiques.

La plateforme a été conçue sur la base open source de l’encyclopédie Wikipedia, à laquelle les concepteurs ont ajouté leurs propres modules ; un outil communautaire, sur lequel chaque personne est identifiée et qualifiée ; un agriculteur doit par exemple renseigner les grandes caractéristiques de son exploitation (région, sols, orientation technique, irrigation, labels…) qui permettront à ses pairs de savoir si son commentaire peut s’appliquer à son propre cas
La base de données sera en accès libre (même si la participation est conditionnée à une identification). Le business model sera donc basé sur l’analyse des données récoltées. « Grâce aux recherches des utilisateurs, nous pourrons par exemple dire à une coopérative s’il y a une appétence pour certaines options sur son territoire », explique Bertrand Gorge. Ce service sera proposé sous forme d’abonnement annuel dont le prix variera en fonction de la couverture géographique.

Tout le challenge résidera dans l’atteinte d’un seuil minimal d’utilisateurs. « Il y a beaucoup de retours d’expériences de plateformes comme Uber ou Airbnb sur la manière de créer une communauté. Nous allons par exemple nous adosser à des communautés existantes, comme les chambres d’agriculture, des groupes Facebook ou des "évangélistes" de certaines pratiques ». La masse critique est estimée autour de 10 à 15000 utilisateurs, tous systèmes et toutes productions confondues.

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