Malgré la crise que traversent les secteurs laitier et porcin européens, l’ajustement de la production tarde à se faire sentir. La production de porc pourrait commencer à reculer après l’été, mais celle de lait ne donne aucun signe de fléchissement, bien au contraire. Une situation qui pousse la Commission européenne, pourtant très réticente à intervenir sur les marchés, à introduire peu à peu des instruments de gestion de l’offre de plus en plus incitatifs. Mais toujours sur une base volontaire néanmoins. Après avoir cédé sur l’ouverture d’un dispositif permettant aux organisations de producteurs et aux coopératives de déroger temporairement aux règles de la concurrence en réduisant volontairement leur production de lait, Bruxelles souhaite conditionner l’octroi d’aides d’État exceptionnelles en 2016 à un engagement de la part des bénéficiaires de geler leur production. « Dans une situation de surproduction, nous devons être réalistes. Nous ne pouvons pas nous permettre de payer une aide à des agriculteurs qui vont ensuite augmenter encore leur production », explique le commissaire européen Phil Hogan. Car, en attendant, les cours des produits laitiers continuent de chuter et les stocks publics de beurre et de poudre grossissent. Une situation similaire à celle qui a conduit il y a un peu plus de trente ans à mettre en place des quotas de production – abolis il y a tout juste un an.

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