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Négociations commerciales 2026 : « Peut mieux faire »

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Les échanges entre fournisseurs et distributeurs semblent s’améliorer légèrement cette année, a indiqué le gouvernement à l’issue d’un comité de suivi. Philippe Palazzi, DG de Casino et Serge Papin ont proposé des pistes de progrès.

Les négociations commerciales sont chaque année un moment de tensions exacerbées entre fournisseurs et distributeurs. En 2026, les choses semblent s’améliorer légèrement, à en croire les cabinets des ministres Annie Genevard et Serge Papin à l’issue du comité de suivi des négociations commerciales qui s’est réuni le 19 janvier.

« Peut mieux faire », telle est leur appréciation, en raison notamment d’un plus grand nombre de signatures de contrats entre distributeurs et PME. Une amélioration à mettre sur le compte de la charte signée en décembre et prévoyant la fin des négociations le 15 janvier pour les PME. Le climat des échanges semble aussi être plus apaisé, car les négociations se recentrent sur les fondamentaux, alors que la crise inflationniste semble passée. À l’occasion de la réunion, les ministres ont insisté sur l’importance de maintenir un bon climat des échanges jusqu’à la fin des négociations le 1er mars.

Date butoir et contrats pluriannuels

Au même moment, le Parlement organisait des auditions qui ont permis à Philippe Palazzi, DG de Casino et Serge Papin, ministre du Commerce, de proposer des idées pour améliorer le déroulement des négociations commerciales. Auditionné par les sénateurs réunis en Commission des affaires économiques (Coméco) le 20 janvier, le ministre a préconisé, pour les marques nationales fabriquées par les PME, des contrats tripartites pluriannuels, comme cela se fait déjà pour les marques de distributeurs. « La pluri-annualité sera la meilleure façon de sortir du rapport de forces entre distributeurs et fournisseurs », a-t-il indiqué.

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Le lendemain, Philippe Palazzi, à la tête d’un groupe Casino regroupant désormais les enseignes Monoprix, Naturalia, Vival et Spar, a livré ses pistes d’améliorations face à a Coméco de l’Assemblée nationale. Il s’est montré favorable à la suppression de la date du 1er mars pour avoir signé tous les contrats entre fournisseurs et distributeurs, afin de parvenir à des « négociations apaisées ». Il propose de prendre exemple sur les marques de distributeurs dont la négociation se fait tout au long de l’année.

Le dirigeant s’est aussi prononcé pour la suppression de l’option 3 qui permet à un industriel de s’affranchir de la transparence au sujet de la matière première agricole (MPA). Une option souvent réservée aux grands industriels qui peuvent assumer son coût de certification. Il souhaite obliger les producteurs et les transformateurs à négocier le coût de cette MPA avant la négociation transformateur-distributeur. C’est la seule solution « pour pouvoir sanctuariser la MPA ».

CB

Obliger à négocier le coût de la MPA avant la négociation transformateur-distributeur