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Négociations commerciales : la Coopération agricole déplore les demandes de déflation

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À l’occasion des vœux de la Coopération agricole présentés par son président Dominique Chargé le 21 janvier, ce dernier a déploré les demandes de déflation adressées par la grande distribution aux industriels dans le cadre des négociations commerciales en cours. « Les négociations commerciales font ressurgir les vieux démons de la guerre des prix », a-t-il indiqué. Selon lui, les distributeurs formulent des demandes de déflation de 2 % en moyenne par rapport à l’année précédente. « Or, nous devons passer des hausses de prix à cause de la loi Egalim et des cours des matières premières », a-t-il poursuivi, citant le coût des céréales en hausse de 20 % et du soja (utilisé en alimentation animale) en hausse de 40 % par rapport à l’année précédente. Les attentes des industriels et des agriculteurs se heurtent aux exigences des distributeurs, qui anticipent une baisse du pouvoir d’achat des ménages liée à la crise économique actuelle.

En décembre dernier, à l’occasion du dernier comité de suivi des relations commerciales, réunissant les représentants de la filière autour de Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, l’Ania avait déjà alerté sur les conséquences de la pression sur les prix des distributeurs. Richard Girardot, président de l’Association estimait qu’ « une inflation raisonnée et responsable permettra de sauver toute une filière et ne représente que 1,5 euro par ménage et par mois ».

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Les demandes des distributeurs interviennent dans un contexte difficile pour les coopératives en 2020 dont les ventes en grandes surfaces, parfois orientées à la hausse, n’ont pas compensé l’arrêt de la restauration. Les produits ayant le plus souffert sont les vins, les fromages AOP, les fruits et légumes et les viandes de bœuf, veau et canard.