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Négociations commerciales : les transformateurs dénoncent des déflations, la FCD dément

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Les industriels de l’agroalimentaire, privés comme coopératifs, ont à nouveau souhaité alerter de la situation des relations commerciales qu’ils entretiennent avec les distributeurs. Les négociations commerciales aboutissent à une « mise en danger » des coopératives et de leurs agriculteurs, a alerté Coop de France le 1er avril, signalant que, sauf dans le lait de vache, « les baisses de tarifs se poursuivent et les effets des États généraux de l’alimentation sont nuls », notamment en viandes et produits céréaliers. La fédération ajoute que, pour la « grande majorité » des coopératives, le périmètre des produits à marques nationales s’est réduit au profit des marques de distributeurs, soumises à des demandes de déflation.

De même, lors d’une conférence de presse le 3 avril, Richard Girardot, président de l’Ania (industries agroalimentaires) a estimé, après une synthèse de 650 retours d’entreprises adhérentes, à 0,5 % le taux global de déflation pour les négociations commerciales de 2019, en triple net (prix réel payé par le distributeur après remise rabais et coopérative commerciale).

Des chiffres que dénonce la FCD (distributeurs), le jour même dans un communiqué de presse. « Le bilan officiel, qui sera fait fin avril par la Médiation des relations commerciales agricoles, permettra de démentir ces affirmations totalement déconnectées de la réalité », affirment les distributeurs. Ils dénoncent un stratagème pour « cacher le manque total de transparence des industriels sur les retours des hausses consenties, vers les producteurs agricoles ».

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Autre point de tension entre les industriels et les distributeurs, la hausse de 10 % du seuil de revente (SRP) à perte dont le produit devait ruisseler jusqu’aux agriculteurs via les transformateurs. « Où sont passés les 600 millions d’euros dégagés par la hausse du SRP ? », interroge Richard Girardot. « Pas dans la poche des transformateurs ni, a fortiori, dans celle des producteurs », résume Coop de France.

Des baisses sauf dans le lait de vache