Passé la date butoir du 1er mars, « les négociations sont finies mais moins finies que d’habitude », plaisante Richard Panquiault, directeur général de l’Ilec (grandes marques) lors d’un entretien à Agra Presse. En effet, cette année, grâce à la mise en place d’un dispositif dérogatoire, de nombreux dossiers ont été portés devant la médiation des relations commerciales agricoles : presque quarante, contre moins de huit l’année dernière, compte le 11 mars Francis Amand, le médiateur. Les filières des céréales, du sucre, des légumes et fruits transformés ou encore du lait sont concernées, mais pas de la viande. Les saisines ont été portées par des industriels privés, des coopératives, très peu de PME, mais aussi par des enseignes de la grande distribution ou encore des centrales d’achats – une première –, explique Francis Amand. Le recours à cette médiation dérogatoire à la date butoir porte exclusivement sur la prise en compte des coûts agricoles. « Il faut faire attention à ne pas être instrumentalisé pour se libérer de la date butoir du 1er mars », prévient le médiateur. En effet, le recours à ce dispositif permet d’éviter d’être sanctionné pour non-respect des règles des négociations commerciales. Dans les faits, « un certain nombre de dossiers se résolvent rapidement », assure-t-il. Les entreprises pouvaient le saisir jusqu’au 12 mars.
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