Les négociations de libre-échange entre l’UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) sont proches d’une conclusion, même s’il y a « quelques questions importantes en suspens, en grande partie liées à l’accès au marché », a estimé Cecilia Malmström le 14 mars devant des eurodéputés à Strasbourg. La protection des indications géographiques « nécessite encore des discussions », tandis que les dossiers du développement durable et des barrières non tarifaires sont « virtuellement bouclés », a précisé la commissaire européenne au commerce, expliquant que les secteurs des produits laitiers et des services maritimes restent les plus problématiques.
Les deux parties sont « très certainement » proches d’un compromis, a assuré pour sa part Michel Temer le 11 mars. Elles « se rencontreront bientôt » au niveau politique, a dit le président brésilien, reconnaissant toutefois que « quelques points » doivent encore être résolus. « Nous sommes d’accord avec (le président argentin) Mauricio Macri que, après 19 ans, nous pourrons arriver » à une conclusion « définitive » des pourparlers, a-t-il ajouté.
Quant au ministre paraguayen des affaires étrangères, Eladio Loizaga, il a dit espérer, le 9 mars, boucler « d’ici trois à quatre semaines » un accord entre l’UE et le Mercosur, dont son pays assure la présidence semestrielle. Malgré l’absence de percée à l’issue de la dernière session de négociations au plan technique conclue le 2 mars à Asuncion (1), « une volonté politique d’aller de l’avant demeure », a-t-il assuré, précisant que le Mercosur voulait « un accord équilibré qui prenne en compte les sensibilités du bloc sud-américain et pas seulement celles des Européens ».
Eladio Loizaga abordera ce dossier avec ses homologues du Mercosur le 16 mars à Asuncion, lors du lancement de pourparlers de libre-échange avec le Canada (2).
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En attendant, négociateurs européens et sud-américains poursuivent leurs discussions par vidéoconférences.
(1) Voir n° 3635 du 12/03/18
(2) Voir n° 3633 du 26/02/18