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Néonicotinoïdes : les États-Unis suspectent l’imidaclopride de présenter un danger pour les abeilles

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L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) estime dans une évaluation publiée le 6 janvier, que l’insecticide néonicotinoïde imidaclopride peut poser un problème pour les abeilles. Les résidus de plus de 25 parties par milliard seraient susceptibles de nuire aux abeilles et à leurs ruches et d’entraîner une réduction de la production de miel, estime l’agence fédérale. Les données montrent que les agrumes et le coton peuvent présenter des résidus de pesticide dans le pollen et le nectar au-dessus de ce seuil. D’autres cultures comme les légumes feuilles et le maïs soit ne produisent pas de nectar soit ont des résidus au-dessous du niveau identifié comme potentiellement dangereux. Des études supplémentaires sont en cours sur d’autres cultures.

De manière générale, l’EPA est en train finaliser une évaluation plus large des risques que les produits de traitement des cultures peuvent poser pour les pollinisateurs. Des évaluations de trois autres néonicotinoïdes sont en cours (thiaméthoxame, clothianidine et dinotefuran). Les résultats seront connus d’ici le mois de décembre.

En 2015, l’EPA a proposé d’interdire l’utilisation de pesticides qui sont toxiques pour les abeilles, y compris les néonicotinoïdes, lorsque les cultures sont en fleur et que les abeilles sont sous contrat pour des services de pollinisation (aux États-Unis, les apiculteurs louent leurs services de pollinisation, notamment pour les cultures fruitières). L’Agence a temporairement interrompu l’approbation de tout nouvel insecticide néonicotinoïde utilisé en plein champ jusqu’à ce que de nouvelles données sur les abeilles soient soumises et que les évaluations des risques pour les pollinisateurs soient terminées.

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L’UE a décidé en 2013 l’interdiction partielle de l’usage de l’imidaclopride et de deux autres insecticides néonicotinoïdes (thiaméthoxame et clothianidine) utilisés comme traitement de semence ou en granule. Une réévaluation de ces restrictions est en cours (1).

(1) Voir n° 3522 du 30/11/2015