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Eaux embouteillées > Neptune, numéro trois du marché, veut accélérer le débit de Rozana

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Le numéro trois de l’eau embouteillée, Neptune, lance au niveau national Rozana, une eau minérale gazeuse qu’il commercialisait jusque-là dans la seule restauration, en Auvergne.

Filiale du groupe Castel spécialisée dans les eaux embouteillées, la société Neptune (160 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2003, 19,6 % du marché en volume) promeut à son tour, après Coca-Cola et Lipton (Unilever), une nouveauté dans les linéaires de la grande distribution. S’il s’agit bien d’un lancement à l’échelle nationale soutenu, promet-on, par des moyens publicitaires et promotionnels à la hauteur de ses ambitions, la marque Rozana appartient depuis quelques années déjà au portefeuille de Neptune, qui la commercialisait en Auvergne, sa région d’origine, dans la restauration.

« Purement naturelle »

Neptune positionne son offre sur le segment du bien-être, au même titre que l’eau « minceur » Courmayeur ou l’eau digestive, St Yorre. Issue de la source de Beauregard-Verdon dans le Puy-de-Dôme, cette eau minérale gazeuse se veut la plus riche en magnésium du marché et « purement naturelle et authentique », allusion faite à Dasani, boisson à base d’eau minérale mais enrichie en calcium et magnésium. A raison de 160 mg par litre, Rozana couvre la moitié des apports nutritionnels conseillés, fait valoir le groupe. Elle bénéficiera également du dynamisme des eaux gazeuses dont le chiffre d’affaires a bondi de 13,7 % en 2003 dans la grande distribution pour atteindre 507 millions d’euros.

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Pour la première année, Neptune vise un volume de ventes de 12 millions de cols en 2004, qu’il entend multiplier par cinq l’année suivante, l’objectif étant de dépasser à terme plus de 3 % de part de marché. Le groupe n’a pas lésiné sur les investissements puisqu’il a consacré 30 millions d’euros à la création d’une nouvelle usine d’embouteillage. Rozana est conditionnée dans une nouvelle bouteille dont les formes rondes doivent la différencier des classiques bouteilles élancées présentes sur le marché, et adopte un positionnement prix haut de gamme à raison de 0,58 euro la bouteille d’un litre.

Lors d’un entretien qu’il nous avait accordé à l’automne dernier, Thierry Boidé, directeur général de Neptune, avait souligné son souci d’être « un vrai challenger » sur le marché des eaux embouteillées. Il se félicitait notamment du « succès » de Courmayeur, qui trois ans après son lancement, occupe la deuxième place sur le marché des eaux minceur et détient 1,2 % du marché des eaux plates contre 12,6 % pour Contrex et 0,9 % pour Taillefine. Elle a atteint ses objectifs et dopé le marché, affirmait-il, soulignant que 70 % de ses consommateurs étaient de nouveaux-venus sur le segment.