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Produits laitiers, eaux, petfood, glaces Nestlé affiche un optimisme prudent pour 2004

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Le numéro un mondial de l’agroalimentaire, Nestlé, se félicite d’avoir enregistré en 2003 une croissance organique de 5,1 %, dans la fourchette de ses objectifs. Sa marge Ebita a atteint un niveau record à 12,5 %.

En ouverture de la présentation de ses résultats, le 26 février, Peter Brabeck, vice-président et administrateur délégué de Nestlé, a passé en revue les grands événements qui ont fait de 2003 une année chahutée : guerre en Irak, cours du cacao, crise économique au Brésil, Sras, chute du dollar… Dans ce contexte, le groupe a plutôt bien tiré son épingle du jeu. Si son chiffre d’affaires s’est replié de 1,4 % à 88 millions de francs suisses (environ 56 milliards d’euros), il le doit à la force de la monnaie suisse qu’il n’entend pas pour autant abandonner, a répété une fois de plus le dirigeant. A taux de change constants, les ventes ont progressé de 6,3 %.

Favoriser les marges plutôt que les volumes

La croissance organique s’est établie à 5,1 %, quand les prévisions oscillaient entre 5 et 6 %, l’évolution des prix y contribuant pour 2,9 %. Dans une période d’augmentation des coûts des matières premières, du cacao notamment, et de faiblesse des monnaies liées au dollar, le groupe a fait le choix l’an passé de favoriser les marges plutôt que les volumes, explique-t-il. Parmi les activités, le café soluble, les produits culinaires réfrigérés, la nutrition, les glaces, le chocolat et les céréales pour petit-déjeuner ont obtenu une bonne croissance organique, précise-t-on.

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La marge Ebita (résultat d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement du goodwill) en francs suisses ressort au niveau record de 12,5 % (12,3 % un an plus tôt), en amélioration de 20 points de base, et de 60 points à taux de change constants. A ce propos, Nestlé précise que les produits pour animaux de compagnie ont enregistré un bond de leur marge Ebita de 150 points de base, ce qui reflète « l’effet positif de l’intégration de Purina ». Les plats préparés et produits pour cuisiner ont fait à peine moins bien (+ 90 points de base) grâce à l’acquisition récente de Chef America.

Quant au résultat net, il a reculé de près de 18 % à 6,2 milliards de francs suisses (environ 4 milliards d’euros), le bénéfice de 2002 ayant été influencé par des facteurs exceptionnels tels que l’introduction partielle en bourse de la filiale ophtalmologique Alcon et la cession des arômes FIS. Pour ce qui est de ses perspectives, Nestlé envisage 2004 « avec un optimisme prudent », souligne-t-il. Pour autant, il vise « une amélioration continue et durable de ses marges » et maintient son objectif de croissance organique de 5 à 6 %.