La CGT, majoritaire au sein de Nestlé Waters France, a annoncé officiellement, le 28 septembre, qu’elle levait son « droit d’opposition » au plan de départ en pré-retraites, mais en a « appelé à l’Etat pour que Nestlé tienne ses engagements », réclamant notamment la modernisation du site, le respect des conventions collectives et l’embauche de saisonniers. Pour sa part, la direction du groupe a répliqué en annonçant qu’elle allait mettre en œuvre son projet de réorganisation, mais a averti que « l’amélioration des performances est nécessaire à tout investissement », notamment sur le site de Perrier à Vergèze. Le groupe « déplore l’absence de tout engagement formel du syndicat majoritaire à prendre part à l’application de ses accords essentiels à la pérennité de l’entreprise ». « Quand ce plan se mettra en place, en fonction de la vérité du terrain, on s’y opposera ou pas», a déclaré Jean-Paul Franc, délégué CGT après l’assemblée générale, tenue dans la cour de l’usine. « La majorité des salariés ont approuvé la levée de l’opposition», a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que la position du syndicat n’a « pas fait l’unanimité». Selon lui, la mise en place du plan signifie que la direction de Nestlé Waters ne veut pas « se débarrasser de Perrier ».
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