Neuf coopératives du Nord-ouest, dont Cap Seine, Valfrance et Noriap, viennent de regrouper leurs activités d’approvisionnement dans une union baptisée Terres de France. Objectif : regrouper les volumes d’achats de phytosanitaires, d’engrais et de semences en améliorant leur logistique, pour faire diminuer les coûts. Cette union de 16 150 adhérents représente un chiffre d’affaires appro de 323 millions d’euros.
Neuf coopératives normandes et du Nord parisien : Cap Seine (76), Noriap (80), Valfrance (60), Force 5 (60), SCA Noailles (60), Capafrance (95), Ucac (60), Calq (27) et Sévépi (27) ont annoncé officiellement, le 2 novembre, la naissance d’une union autour de l’approvisionnement, baptisée Terres de France. But de ces 9 coopératives : regrouper leurs activités en phytosanitaires, engrais et semences pour le référencement des fournisseurs et des produits, les achats, les mises en marché des produits et l’organisation logistique sur tout le territoire de l’union. La première réunion pour mettre en œuvre cette union a été conduite en février 2006 et le vote « unanime » des 9 conseils d’administration des coopératives a eu lieu en mai.
Une nouvelle union régionale
Cette union régionale de coopératives autour des activités appro n’est pas une première. Champagne Céréales, Cohésis, EMC2 et Nouricia s’étaient déjà regroupées dans le même but autour de Seveal il y a un an. « L’agriculture subit une baisse importante de ses revenus depuis plusieurs années. Nous avons alors cherché des moyens pour faire baisser nos coûts, notamment sur l’approvisionnement, et des partenaires dans la même disposition d’esprit que nous », explique Pierre Mille, président de Terres de France et président de la coopérative Noriap. L’Union nationale InVivo peut-elle avoir du souci à se faire avec la création d’unions de coopératives régionales sur l’approvisionnement ? Pour Laurent Levesque, Président délégué de Terres de France et Président de Sévépi, ces deux unions ne sont pas opposées. « Les 9 coopératives sont déjà adhérentes d’In Vivo. Il y a des liens historiques avec cette union. Cela ne pose pas de problème. Nous avons d’ailleurs renforcé les liens sur les activités semences », explique Laurent Levesque.
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323 millions d’euros d’activité appro
Concernant le nom de l’union, les 9 coopératives ont préféré garder le nom du Groupement d’intérêt économique (GIE) qu’avait créé il y a quelques années 7 coopératives, Calq, Capafrance, Force 5, Noriap, SCA Noailles, Sévépi et Ucac. « Nous avons conservé le nom qui existait déjà mais nous avons ajouté un’s’à Terres de France, pour symboliser la diversité de nos terres » a expliqué Pierre Mille. Forte de ses 9 coopératives, Terres de France dispose de 16 150 adhérents, 1 466 salariés pour une collecte globale de 4,5 millions de tonnes et un chiffre d’affaires de 323 millions d’euros, dont 283 millions en phytos, engrais et semences. A court terme, la nouvelle union veut « développer avec les fournisseurs une culture de contreparties liées aux services rendus par l’Union, massifier les volumes traités, développer rapidement de nouveaux produits et services, gérer en partenariat avec chaque fournisseur, des parts de marché durables et améliorer la performance technico-économique aux achats et la profitabilité des adhérents de chaque coopérative ». « Cette union permettra à chaque coopérative de conserver son identité, son autonomie financière et s’ouvrira à d’autres coopératives », souligne Pierre Mille.