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Loi d’orientation Nicolas Forissier fixe « une quadruple ambition »

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Dans le cadre du débat régional sur le projet de loi d’orientation agricole dans le Centre, Nicolas Forissier, le secrétaire d’État à l’Agriculture, est intervenu, le 29 novembre, dans sa région (il est maire de La Châtre) pour présenter « une quadruple ambition ». Ce débat a regroupé près de 200 participants. Certains thèmes comme le rôle des CDOA ou l’accès au foncier ont été passionnels sans pour autant faire naître des propositions innovantes.

« Je vous demande de ne pas vous retenir !», a lancé Nicolas Forissier, le secrétaire d’Etat à l’Agriculture aux 200 participants à la réunion de la région Centre sur la future « grande, belle et forte » loi d’orientation agricole. Le premier objectif de cette future loi « sera bien de renforcer la compétitivité de notre agriculture », a-t-il expliqué. À la clé de cette ambition : alléger les charges, appuyer les filières de qualité, encourager les exportations et accompagner le progrès technique. L’ambition sociale de cette loi se fonde sur la question d’équité avec les autres citoyens, a expliqué le secrétaire d’État. L’ambition sociétale et environnementale réclame notamment « une harmonisation des réglementations européennes et nationales». Enfin, le secrétaire d’État plaide pour « replacer l’agriculture au cœur du monde rural, car elle en est la sève » au nom de l’ambition pour les territoires.

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Trop de «prudence»

Si certains thèmes lors des débats du 29 novembre, comme le rôle des CDOA ou la politique foncière, ont été passionnels, Jean-Pierre Leveillard, président de la chambre régionale du Centren a évoqué, en clôture, sa « peur» que les participants aient « fait preuve de trop de prudence ! ». En effet, les restitutions des ateliers mettent en évidence que les participants ne veulent pas la supression des CDOA mais réaffirment « leur rôle d’orientation ». Ils plaident pour « une clarification des mission des DDAF, chambres d’agriculture et Adasea ». Quant au Safer, il convient de « repréciser leur rôle ». Le statut de fermage doit être « rénové ». Le fonds agricole est évoqué sans toutefois en « préciser les contours ». « Je crains qu’on ne soit en train simplement de touiller les instruments» dont est dotée l’agriculture face à des changements majeurs, a conclu Jean-Pierre Leveillard.