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Politique en faveur des IAA Nicolas Forissier : prolonger et compléter le « Partenariat »

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Le délégué interministériel Nicolas Forissier vient de remettre sur pied, comme prévu, les sept groupes de travail avec lesquels il avait élaboré comme secrétaire d’Etat les propositions du Partenariat national de développement des IAA (PNDIAA) en mai 2005 : ce mois d’octobre sera donc actif pour la Délégation aux industries agroalimentaires et à l’agro-industrie, d’autant qu’en juillet elle avait lancé, en parallèle, un nouveau comité de pilotage pour traiter les questions propres à l’agro-industrie (biomasse et bio-matériaux, chimie du végétal, etc.) avec, là aussi plusieurs groupes de travail. En novembre, le comité de pilotage du PNDIAA se prononcera sur les axes à poursuivre et à modifier… Et comme il ne se fait rien sans argent, on regardera avec intérêt dans le projet de budget que le ministre de l’Agriculture vient de dévoiler les quelques chapitres – sauvegardés tant bien que mal – intéressant de près ou de loin les entreprises agroalimentaires.

Les impulsions que peut donner la Délégation aux IAA et à l’agro-industrie ne sont pas encore connues pour 2007 car Nicolas Forissier entend les asseoir sur la concertation et celle-ci n’a pu redémarrer qu’au printemps dernier Cf Agra alimentation n° 1926 du 27.04.06 p. 16, ainsi que sur le bilan et l’évaluation des actions tests menées dans le cadre du PNDIAA, bilan qui sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion de son comité de pilotage prévue courant novembre.

Récemment, le délégué a confié à Agra alimentation que ces efforts ne sont pas de trop, car «rien ou presque n’avait été fait pendant un an» (NDLR, soit après son départ du gouvernement fin mai 2005). Une fois devenu délégué interministériel rattaché à la fois à l’Agriculture et à l’Industrie, Nicolas Forissier a un peu « tapé du poing sur la table», avoue-t-il, afin de réveiller l’esprit du PNDIAA et surtout pour que les professionnels ne boudent pas la remise en route de ses groupes de travail. Ce préalable étant obtenu, la délégation privilégie maintenant « l’approfondissement » du Partenariat et veut s’assurer de la mise en œuvre de tout ce qui était prévu. Le délégué ne veut pas en revanche brûler les étapes et c’est pourquoi il « ne fera pas la moindre annonce ni avant ni au moment du Sial», contrairement à ce qu’il avait fait il y a deux ans lorsqu’il était secrétaire d’Etat à l’Agriculture et à l’Alimentation.

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Le Kit Export étendu à toutes les régions

Si le délégué est prêt à corriger le tir des actions du PNDIAA et surtout à proposer d’autres actions en complément, ce ne pourra être au fond qu’en fin d’année. Le temps en particulier de voir comment articuler les besoins des PME de l’agroalimentaire avec ce qui a été annoncé par le président de la République et que Renaud Dutreil est en train de préciser dans le programme provisoirement baptisé « France Investissement ». De ce partenariat public-privé négocié avec la Caisse des dépôts et quelques investisseurs institutionnels, une levée de 2 milliards d’euros de fonds propres est promise aux PME en mal de capital-développement. Il n’y a pas de raison que l’agroalimentaire n’en profite pas et le délégué aux IAA s’emploie à établir les liaisons nécessaires. D’autant que, précise Nicolas Forissier, ont déjà été mis au point plusieurs outils adaptés en particulier avec Oseo (BDPME/Anvar) dont certains – comme les prêts participatifs de développement pour l’innovation (CDI) ou pour la pénétration de nouveaux marchés export (Kit Export) – ont été expérimentés avec un début de succès depuis le lancement du PNDIAA. Autre idée à l’étude, aiguiller les entreprises qui travaillent avec les pays en développement vers l’octroi de fonds du Programme alimentaire mondial (PAM). Et enfin susciter la création d’un ou de plusieurs fonds d’investissement dédiés au développement des PME agroalimentaires.

Pour l’heure, un fait est acquis, semble-t-il, c’est la décision qu’a obtenu Nicolas Forissier de voir généralisée l’expérience des « Kit Export » jusque là limitée à deux régions mais qui a démontré son réel attrait. Cette disposition prendrait effet dès le premier trimestre 2007, indique-t-on à la délégation.