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Nicolas Sarkozy : quand la compétitivité du modèle allemand pousse au lapsus

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La compétitivité de l’agriculture française qui passe notamment par un allègement des distorsions de concurrence est l’un des grands chantiers de Nicolas Sarkozy pour 2011. Il l’a rappelé lors de ses vœux à la France rurale en Alsace. Devant plus de 1 000 participants venus écouter le président à la salle des fêtes de Truchtersheim, il a expliqué « qu’il pouvait accepter les distorsions de concurrence avec l’Inde ou la Chine mais pas avec l’Allemagne, c’est totalement incompréhensible ». Avant d’ajouter : « Je ne le dis pas simplement (...) parce que je suis en Allemagne ». Et de se reprendre immédiatement en lançant : « Je suis en Alsace ! ». L’auditoire n’a guère apprécié. A l’opposé, le président a conquis son public, dans ce département viticole en rappelant son opposition à la « libéralisation comme à la suppression des droits de plantation » (cf article page 24). Une annonce très applaudie. Au chapitre des distorsions de concurrence, le chef de l’Etat a précisé que le décret relatif aux conditions de regroupement ou de modernisation d’exploitations d’élevage était publié au journal officiel (Cf article page 39). « Dès 2011, ces regroupements nécessaires devraient permettre à ces exploitations d’être compétitives face à leur concurrents européens », a-t-il conclu. D’un point de vue international, l’action du gouvernement pour 2011 « sera de protéger les intérêts de notre agriculture dans les négociations commerciales ». « Au sein du G20, je veux promouvoir une régulation des marchés agricoles afin de réduire la volatilité des prix ». Bruno Le Maire va réunir au cours du premier semestre 2011 les ministres de l’Agriculture du G 20 pour travailler sur des propositions, a annoncé Nicolas Sarkozy.

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