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Nicotinoïdes : Béchu écarte une nouvelle dérogation après 2023

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Face aux journalistes de France Info, le 6 janvier, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a clairement écarté toute possibilité de dérogation pour les semences de betterave enrobées de néonicotinoïdes après 2023. « Quoi qu’il arrive, je vous assure qu’il n’y aura pas de nouvelle loi », a répété par deux fois le ministre. Avec 20 M€ mobilisés sur le programme national de recherche et d’innovation contre la jaunisse, « tout l’enjeu est que personne ne puisse plus se réfugier derrière l’argument de l’absence d’alternative », a poursuivi l’ancien maire d’Angers. Plus largement, a-t-il indiqué, « ma responsabilité est de faire en sorte que nous diminuions de manière continue l’ensemble des pesticides qui ont des effets sur la biodiversité et les écosystèmes […]. On est sur une pente continue d’amélioration vers la sortie des pesticides et des néonicotinoïdes en particulier. La pente est connue, le sens est irrémédiable, et nous devons en sortir le plus vite possible. »

La déclaration devrait faire grincer les betteraviers qui, depuis quelques semaines, n’hésitent pas à rappeler que les solutions aussi efficaces que les néonicotinoides manquent toujours sur le terrain. Lors d’une conférence de presse fin novembre, les représentants de la CGB avaient notamment estimé qu’il n’était pas « pas encore démontré » que les solutions du PNRI (recherche) seraient « efficaces dès 2024 ». La CGB avait à cette occasion réaffirmé le principe du syndicalisme majoritaire : « il ne doit pas y avoir d’interdiction sans solutions. »

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À l’occasion de leur assemblée générale début décembre, les betteraviers avaient par ailleurs indiqué travailler sur leurs propres modalités alternatives aux néonicotinoïdes, en dehors du plan national. La CGB prépare notamment une « stratégie de filière » visant à examiner l’ensemble des solutions, dont certains outils chimiques n’étant pas étudiés par le PNRI.

« Quoi qu’il arrive, il n’y aura pas de nouvelle loi »