« L’état des lieux de la filière est un état d’urgence », alerte Arnaud Rivière, président du Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble (CING) dans un communiqué le 13 février. La noix de Grenoble AOP connaît depuis deux ans une crise importante : production exceptionnelle et vente à perte en 2022, forte baisse de la production et de la qualité à cause de la météo en 2023. Une situation exaspérée par la forte concurrence venue du Chili et des États-Unis, dont les prix sont très bas. Dans ce contexte, la filière entend qu’on protège la production et réclame l’application des clauses miroirs : « Celles-ci joueraient un rôle de garde-fou en interdisant les importations de produits cultivés avec des méthodes agricoles que la France et l’Union européenne proscrivent. » La filière demande aussi un durcissement des droits de douane afin que la Noix de Grenoble AOP reste compétitive face à ses concurrentes. Les producteurs espèrent aussi beaucoup du projet de certification à cinq ans du cerneau Noix de Grenoble qui pourrait permettre de valoriser autrement ce fruit. En effet, il ne bénéficie de l’appellation que quand il est commercialisé sous sa coque.
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