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Fièvre catarrhale « Nous ne sommes pas pas sortis du tunnel », estime Coop de France

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Les deux sections du pôle animal de Coop de France, Bétail et viandes et Nutrition animale, tiendront leur assemblée générale le 17 octobre. Les sujets d’actualité tiendront une large place. Selon Jean-Michel Fritsch, président de la section Bétail et viandes, la fièvre catarrhale « continue à faire peser une lourde charge sur la filière », malgré les mesures récentes annoncées par Bruxelles. A cette occasion aura également lieu la création d’une section aviculture au sein de Coop de France, qui regroupera les acteurs coopératifs de la filière.

«Nous ne sommes pas encore sortis du tunnel », a déclaré le 9 octobre, Jean-Michel Fritsch, président de Coop de France Bétail et viandes (ex-FNCBV), à propos de la fièvre catarrhale (FCO). « La FCO continue à peser une lourde charge sur la filière », a-t-il ajouté. Malgré les mesures de suppression des interdictions de déplacements des animaux, décidées par Bruxelles et annoncées par Michel Barnier le 5 octobre, la filière fait toujours grise mine. « Nous n’avons pas encore chiffré nos pertes économiques car elles se poursuivent encore », a expliqué Jacques Poulet, le directeur du pôle animal de Coop de France, espérant « une application du règlement européen avant la fin octobre ». « Moins touchés en nombre, les ovins malades connaissent une mortalité plus forte qui pénalise davantage les éleveurs », souligne Jean-Michel Fritsch.

Coûts financiers

Si les mouvements d’animaux vers les abattoirs ou à l’exportation vont être facilités dans les prochains jours, la mise en place des tests virologiques devrait peser fortement sur la filière. Qui en supportera la charge financière ? Pour l’instant, les négociations sont toujours en cours entre les professionnels et le ministère. Jacques Poulet parle d’un montant de 45 euros tout compris par tête de bétail (test + main d’œuvre vétérinaire) pour un total de 300 000 animaux concernés. Les professionnels attendent aussi une revalorisation des aides compensatrices pour les pertes subies par les élevages touchés par la FCO. « Il y a urgence à mettre en place des dispositifs de gestion de crises qui ne peuvent pas être uniquement assumés par les interprofessions », estime Jean-Michel Fritsch. Le dossier de la FCO sera un des thèmes majeurs de l’assemblée générale de Coop de France Bétail et viandes qui se tiendra le 17 octobre. « Nous travaillons sur un livre blanc qui sera présenté à la fin de l’année pour présenter le modèle de filière que nous voulons », a ajouté Jean-Michel Fritsch.

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Marges en baisse sur l’alimentation animale

Parallèlement se tiendra le même jour l’assemblée générale de Coop de France Nutrition animale, deuxième composante du pôle animal de la confédération. « Nous affichons pour la première fois depuis 2001 une production nationale d’aliments en hausse, de l’ordre de 2 % », se félicite Jean-Louis Cade, président de la section Nutrition animale (ex-Syncopac). « En revanche, nos marges se sont fortement détériorées cette année à cause de la hausse du coût des matières premières », ajoute-t-il. Selon, lui « seuls 50 à 60 euros d’augmentation par tonne ont été répercutés sur un total de 100 euros environ ». « C’est le rôle de la coopération de servir d’intermédiaire pour limiter la volatilité des prix », souligne-t-il. Enfin, la journée du 17 octobre verra également la création d’une section aviculture au sein du pôle animal de Coop de France. Elle regroupera les principaux acteurs coopératifs du secteur, parmi lesquels Gastronome, Unicopa, Coopagri Bretagne, Cecab et Agrial.