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STRATÉGIE/BOISSONS Nouveau départ à l'occasion des 60 ans de Cacolac

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Les projets de développement de Trixaim, holding de Dominique Rault et Didier Giroux, ont été quelque peu retardés par la mise à plat de la distribution de Cacolac en GMS. La célèbre marque de lait chocolaté, qui fête cette année ses 60 ans, lance pour l'occasion une déclinaison praliné noisette. Balarama, autre société reprise par le holding en 2010, a été placée en redressement judiciaire en octobre dernier, mais les dirigeants de Trixaim affichent leur confiance.

REPRISE par Trixaim en 2011, la marque Cacolac souffle cette année ses 60 bougies. Elle devrait aussi renouer avec l'équilibre, après une reprise plus mouvementée que prévu. « Nous avions sous-estimé la problématique de la visibilité de la marque et la nécessité de vendre en franco, explique Dominique Rault, l'un des deux repreneurs. Ces sujets ont été prioritaires pour nous et depuis mi-2012, Solinest gère la vente et la logistique des produits Cacolac en grande distribution. » Ce partenariat est fondamental pour Cacolac, qui travaille pour l'heure à 80 % avec la GMS.

RETROUVER L'ÉQUILIBRE EN 2014

L'objectif affiché lors de la reprise de doubler les ventes en quatre ans a pris du retard, ainsi que le projet de départ de Trixaim : développer des boissons axées sur la nutri-tion et la santé. Le chiffre d'affaires réalisé par la marque Cacolac s'élève à 7 millions d'euros, après une année 2012 en croissance (+ 15 % en volume) et une année 2013 stable. « Il faut le temps de bien mettre en place le partenariat avec Solinest », justifie Dominique Rault, qui évoque aussi le très mauvais printemps 2013 pour expliquer la contre-performance de l'année dernière. Confiant, le dirigeant, estime que l'année 2014 devrait permettre de revenir à l'équilibre.

Pour 2014, Dominique Rault et Didier Giroux, son associé, visent des volumes en croissance de 8 %. Ils misent beaucoup sur l'export, qui devrait croître de 30 % et peser 30 % des ventes. « Nous avons beaucoup investi sur l'export depuis deux ans et cela commence à porter ses fruits », explique Dominique Rault. Un partenariat démarre ainsi avec le distributeur CFAO au Ghana et au Nigéria. Et des contacts sont pris avec des importateurs et distributeurs locaux en Algérie, au Moyen-Orient, en Chine, au Japon et en Amérique du Nord.

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SORTIR DU MONO-PRODUIT

En France, l'accent sera mis sur les 60 ans de la marque, qui s'est offert un relooking pour l'occasion, et qui lance une déclinaison Cacolac praliné noisette. D'autres innovations devraient suivre, qui cibleront notamment les enfants et les ados. Grand format, lait végétal et déclinaison moins sucrée sont autant de pistes étudiées. Des produits sous licence devraient également voir le jour. « Nous réinvestirons 75 % des royalties dans la communication et nous veillerons à éviter l'effet de marque musée », explique Dominique Rault.

Cacolac est produit sur le site de Léognan (33), qui fournit aussi d'autres industriels (vin en canettes notamment), et qui tourne à 45 % de ses capacités. « Maintenant que la distribution de Cacolac est en ordre de marche, nous allons pouvoir développer nos projets de nutrition santé », explique Dominique Rault.

BALARAMA EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE

Trixaim, détenu par Didier Giroux et Dominique Rault, associés à Avenir entreprises, a repris Cacolac aux familles Lanneluc et Lauseig, qui avaient créé la marque. Le holding, qui a ajourné son projet de reprise d'une biscuiterie, possède aussi Balarama (barres diététiques), activité qui avait été reprise à la famille Guattari en 2010. L'entreprise basée à Fondettes (37), a été placée en redressement judiciaire en octobre dernier. Après une reprise difficile, Balarama a affronté une crise de croissance. « Une très forte demande clients, associée à de nouvelles installations industrielles, et à l'absence de certains salariés, nous ont fait perdre tous nos repères industriels, expliquent en chœur les deux dirigeants. Nous avons recapitalisé et aujourd'hui, la production est en ordre de marche et nous espérons sortir du redressement judiciaire le plus rapidement possible, mais cette décision appartient au tribunal. » La prochaine audience est prévue en avril.