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Produits laitiers Nouveau recul du marché des laits de consommation

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En recul de 1,7%, les fabrications françaises de lait de consommation sont toujours pénalisées par la banalisation de ce produit en manque d’innnovation et très bataillé au niveau des prix de vente consommateur.

Rien n’y fait, les années se suivent et n’apportent aucune éclaircie pour le lait de consommation. Hormis un petit rebond en 2001, et une activité étale en 2004, les 14 fabricants qui sont adhérents de Syndilait voient leurs volumes régresser par palier. Le dernier chiffrage effectué par le syndicat estime les fabrications à hauteur de 3,745 milliards de litres conditionnés en France, soit un niveau inférieur de 1,7 % à celui de l’année précédente.

12 litres de moins par tête en trois ans

Les achats des ménages, qui avaient frôlé les 2,3 milliards de litres en 2002, n’ont cessé de baisser depuis pour s’établir à 2 milliards en 2005, selon les données TNSWorldpanel, soit une baisse de 12 litres par tête en trois ans, ce qui ramène la dépense annuelle par ménage à moins de 70 euros (13,9 % de ses dépenses totales de produits laitiers).

Le hard discount a pris une place conséquente mais stable à 22,9 % du total de ces ventes aux ménages, et les hypers et supermarchés assurent la quasi-totalité du reste des ventes : dans ce circuit, les MDD ont continué de prendre du poids à 36,3 % du total, les marques nationales se sont maintenues à 21% de part de marché, et les autres marques ont perdu du terrain au profit des premiers prix.

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Le lait est définitivement banalisé puisque la catégorie standard UHT occupe plus de 87 % de part de marché, et c’est précisément le lait UHT dont les niveaux de prix se dégradent le plus ; le lait frais pasteurisé s’est complètement marginalisé avec 2,6 % du marché tandis que l’innovation se réfugie dans les laits spécifiques (vitaminés, enrichis,…) qui ont gagné un point en 2005 à 9,7 % du total. Hormis pour le lait vitaminé, qui reste le gros de ce segment, ce dynamisme des laits spécifiques profite aux marques nationales et aux MDD

Une des raisons de l’érosion globale du marché réside justement dans l’absence d’innovation, estime Bernard Cochin, le directeur de Syndilait : le nombre de lancements, qui atteignait la vingtaine en 2004, serait retombé à huit l’an dernier.