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Prix Nouveau refroidissement du marché du porc en décembre

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Le prix du porc repart à la baisse en décembre, conformément à la saisonnalité. Le 17 décembre à Plérin, il se situait à 1,024 euro. Une faiblesse du cours qui contraste avec l’embellie du mois de novembre.

«Au mois de décembre, il y a toujours un ajustement. La semaine avant Noël est la semaine de tous les dangers. Actuellement, le marché reste fluide et les fondamentaux n’ont pas changé. La France reste parmi les pays ayant les prix les plus bas », explique Jean-Michel Serres, président de la FNP (Fédération nationale porcine). En effet, le cours du porc est faible ce 17 décembre au Marché du Porc Breton, s’élevant à 1,024 euro.

Prix sous pression
Le mois de décembre n’est donc généralement pas très favorable à la filière porcine. Mais le contexte reste celui de l’équilibre de l’offre et de la demande malgré un « prix qui reste sous pression en fin d’année », comme l’explique Jan-Peter van Ferneij, spécialiste de l’économie des filières porcines à l’Ifip (Institut du Porc). A propos de la saisonnalité défavorable, Guillaume Roué de l’Inaporc, précise que cette tendance touche aussi bien la demande extérieure qu’intérieure : « La Russie, qui est une destination importante en termes de débouchés, s’arrête d’acheter à partir du 15 décembre. Et en France, il y a une substitution à partir du 15 décembre avec des produits un peu plus festifs du type volaille et fruits de mer. » Outre la période hivernale non propice, il ajoute aussi un autre élément : « Nous sommes toujours sur un volume de production assez conséquent. La production baisse de 3% fin 2009 par rapport à 2008 au niveau communautaire. Donc, j’espère une année 2010 plus positive. Disons plutôt qu’on n’est pas trop pessimistes. Il y a aussi la baisse du prix de l’aliment qui laisse penser que 2010 sera meilleure. » Pourtant, les experts restent prudents quant aux prévisions. Selon l’Ifip, une évolution modérée des cours pourrait avoir lieu en 2010. L’année 2011 quant à elle dépendra certes d’une variable propre à la filière porcine française, à savoir « l’importance des arrêts et reprise de la production » mais également de la situation économique internationale et de sa répercussion sur la demande extérieure. Un manque de visibilité qui inquiète les éleveurs dont la plupart sont au-dessous du coût de production, selon Jean-Michel Serres. Autre source d’inquiétude importante : « Le fait que la France est à la traîne en termes de prix. En France, on est au-dessous du prix allemand. Il y avait une différence de 10 cents (1,30 euro le kilo contre 1,20) il y a quinze jours. Depuis 8 jours, cela s’est réduit de 5 cents. »

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