Les salariés de l'entreprise normande AIM ont bénéficié d'un nouveau répit. Les juges du tribunal de commerce de Coutance ont donné aux salariés jusqu'au 27 mars pour présenter leur projet de société coopérative de production pour le site de Sainte-Cécile.
C'est la cinquième fois que le tribunal de commerce de Coutance reporte la date limite de dépôt des offres de reprise sur ce dossier. Le 19 mars, la justice a donné un nouveau répit aux abattoirs en difficultés AIM, en ne prononçant pas la liquidation de l'entreprise, en redressement judiciaire depuis le 6 janvier. Les juges ont donné jusqu'au 27 mars aux salariés de l'abattoir de Sainte-Cécile, qui ne fait l'objet d'aucune offre de reprise, pour finaliser leur projet de société coopérative de production (Scop), dont ils ont présenté l'ébauche aux juges, le jour même. Ce projet reprendrait 200 à 250 salariés (sur 350 actuellement) a expliqué Élise Brand, l'avocate des salariés à l'AFP. « Le tribunal a considéré que le projet de Scop méritait d'être vraiment examiné. C'est une très bonne nouvelle », a réagi l'avocate. Selon elle, plus de 8 millions d'euros auraient déjà été trouvés pour le financer, dont 500 000 euros viendraient des salariés. Il manquerait 3 millions d'euros mais « l'État nous les doit », estime l'avocate.
Une offre pour Antrain
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Les juges ont aussi examiné, le 19 mars, une offre sur l'autre abattoir important d'AIM, celui d'Antrain en Ille-et-Vilaine, qui emploie 179 personnes. Elle a été déposée par la holding Les Rosaires, qui possède trois sites de production en Bretagne. 70 salariés seraient repris, 41 autres se verraient proposer des postes sur les sites de Rosaires. Les juges rendront leur décision sur les différentes offres de reprises, Scop y compris, le 31 mars.