Lors de son assemblée générale extraordinaire le 8 février, 173 délégués sur les 195 du syndicat viticole AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur ont voté de nouveaux statuts afin de permettre la reconnaissance définitive du syndicat en Organisme de défense et gestion (ODG) par l'INAO, dans le cadre de la réforme des AOC.
Les principales modifications votées portent sur la composition du syndicat, qui intègre à son assemblée générale, au Conseil d'administration et au bureau, des membres associés négociants conditionneurs d'AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, désignés par la Fédération des syndicats du commerce en gros des vins et spiritueux de Bordeaux et de la Gironde. Le mode de représentation évolue avec la création d'une section spécifique Bordeaux et Bordeaux Supérieur d'une part, et Crémant de Bordeaux d'autre part (élaborateurs de Crémant). De nouvelles missions sont définies, en particulier l'élaboration du cahier des charges de chacune des appellations, le choix de l'organisme de contrôle et la participation à la réalisation du plan d'inspection.
Dans un deuxième temps, les délégués cantonaux, réunis en assemblée générale ordinaire se sont prononcés sur la proposition des cahiers des charges des AOC Bordeaux, Bordeaux 1er Cru (qui remplacerait l’appellation Bordeaux supérieur) et Crémant de Bordeaux. Ces textes ont été transmis à l'INAO qui doit se prononcer sous peu (entrée en application des textes au 1 er juillet).
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6000 vignerons s’engagent pour de nombreuses années
«Ces décisions lourdes qui vont engager le vignoble et les 6 000 vignerons dans une nouvelle configuration pour de très nombreuses années ont pu être prises» grâce à «un important travail préalable de concertation et d'information», selon le syndicat, qui reconnait cependant que «de nombreux vignerons expriment quelques inquiétudes face aux nouvelles règles de leur métier».
En conclusion de cette assemblée, Bernard Farges, le président du syndicat exprimait «sa satisfaction face à cette avancée…Cependant, il convient de rester vigilant dans la rédaction du plan de contrôle de ces nouveaux cahiers des charges. (...) Un plan de contrôle réaliste et rigoureux, reposant sur le produit fini, dégusté par un jury professionnalisé nous paraît le meilleur outil pour réussir la révolution de nos AOC.»