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OGM Nouvelles destructions de parcelles expérimentales en France

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Une cinquantaine de « faucheurs volontaires » ont procédé à l’arrachage de deux parcelles de maïs génétiquement modifié en France, dans le département du Loiret (communes de Neuville-aux-Bois et Greneville-en-Beauce), suscitant l’indignation des autorités et de la firme responsable des essais, Monsanto. Les cultures détruites visaient à l’évaluation du maïs RoundupReady et d’une variété résistante à la pyrale et à la sésamie.

Le ministère de l’agriculture a condamné dans un communiqué « avec la plus grande fermeté » ces nouvelles destructions d’essais d’OGM sur le sol français, qui « anéantissent des années d’efforts de chercheurs et de sélectionneurs et menacent de façon importante les possibilités d’évaluation et de développement des innovations issues des biotechnologies en agriculture». « Les biotechnologies offrent un potentiel important pour l’agriculture, la santé et l’environnement. La recherche et le développement dans ce domaine permettent, notamment, de mettre au point des plantes nécessitant moins de pesticides et consommant moins d’eau et des moyens de produire de nouveaux médicaments destinés au traitement de certaines maladies humaines », souligne le communiqué, qui demande « aux préfets de saisir les procureurs aux fins de poursuites judiciaires».

La filiale française de la firme américaine Monsanto a annoncé pour sa part qu’elle avait « porté plainte ». Elle s’est dite confiante « dans la volonté des autorités de faire respecter la loi pour faire cesser ces saccages et appliquer avec la rigueur la plus extrême les dispositions du Code Pénal relatives à ces actes de vandalisme, qui portent un coup fatal à la recherche et au progrès agronomique».

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Une vingtaine de militants ont été convoqués devant la police le 8 juillet. « Il ne s’agit pas d’une destruction mais d’un acte de protection de l’environnement », a affirmé Jean-Marie Louri, un des faucheurs.

Le collectif des « faucheurs volontaires » devait se réunir les 14 et 15 juillet « pour débattre et préparer de nouvelles actions contre les OGM » en France.