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Négociations internationales Nouvelles échéances à l’OMC

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Un geste du Brésil, de l’Inde et des Etats-Unis est demandé par l’Union européenne pour faire avancer les pourparlers du cycle de Doha. En attendant, les principaux négociateurs de l’OMC ont précisé ces derniers jours le calendrier menant vers un accord.

Les plus influents membres de l’Organisation mondiale du commerce, réunis à Davos, les 27 et 28 janvier, ont décidé de se fixer de nouvelles échéances en vue d’un accord sur le cycle de Doha, à la fin de l’année 2006 ou au début de l’année 2007. Quelque 40% du travail reste à faire, selon le directeur général de l’OMC et « personne n’a remis en cause cette date limite», souligne Pascal Lamy.

De nouvelles étapes ont donc été fixées. D’ordre technique, elles visent à mieux évaluer les progrès et les obstacles qui mènent à un accord. Elles devraient être discutées par l’ensemble des membres de l’OMC, lors des prochaines discussions à Genève.

En tout état de cause, « la réunion ministérielle de Davos a montré qu’il existe désormais une volonté des Etats-Unis et des pays du G20 autour du Brésil et de l’Inde d’intégrer les domaines non-agricoles aux négociations, en particulier l’accès aux marchés pour les produits non-agricoles et les services, s’est réjouie la présidence autrichienne de l’UE, au terme d’une réunion informelle des ministres du Commerce, à Bruxelles.

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« Yalta »

Toutefois, l’Union européenne confirme sa volonté de ne plus être à l’origine de la relance des pourparlers. Ce que confirme la ministre déléguée au Commerce extérieur de la France, Christine Lagarde : « L’UE et la France comprennent et acceptent qu’elles doivent offrir un accès au marché accru en agriculture (…) mais il dépendra des concessions de ceux qui veulent tirer avantage de ce que nous sommes capable d’offrir en agriculture », a-t-elle résumé. Pas question d’accepter un « Yalta » agricole. Cependant, certains signes « indiquent un certain désir d’aller au delà d’un simple affichage », relève Mme Lagarde.

Autrement dit, si les grands partenaires de l’Union européenne font de véritables propositions d’ouverture de leurs marchés aux produits non agricoles, l’Europe ne devrait pas reculer et faire à son tour de nouvelles concessions. Et ce sans une opposition farouche de la France.