Les autorités vétérinaires tchèques ont annoncé la fermeture, au cours de ces dernières semaines de 81 entreprises alimentaires supplémentaires à la suite de contrôles plus sévères effectués selon les recommandations de l'Office alimentaire et vétérinaire de l'UE (OAV). Ce chiffre porte à 586 le nombre total d'établissements tchèques fermés depuis le début de l'année, pour incapacité à se mettre en conformité avec les règles sanitaires très strictes de l'Union européenne.
"A l'issue d'une mission de l'UE qui a séjourné en République tchèque en janvier, nous avons opté en faveur de contrôles encore plus stricts conduisant à la fermeture de 81 autres entreprises ou ateliers", a indiqué le porte-parole de l'Administration vétérinaire du pays (SVS), Josef Duben.
Juste après la mission européenne, 7 entreprises avaient été immédiatement fermées.
Ce chiffre porte à 586 le nombre total d'établissements alimentaires tchèques fermés depuis le début de l'année, pour avoir été jugés incapables de se mettre en conformité avec les règles européennes dans des délais raisonnables alors que la République tchèque doit adhérer à l'UE au 1er mai prochain.
La filière viande est de loin la plus touchée.
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Une nouvelle mission d'inspection de l'UE est attendue en République tchèque au cours de la seconde moitié de 2004, selon M. Duben.
Fin mars, la République tchèque a transmis à la Commission européenne une liste de 585 entreprises, représentant au total 912 unités de production, qui remplissent tous les critères sanitaires exigés et sont ainsi agréées pour exporter vers les marchés de l'UE, a précisé le porte-parole de SVS.
Environ 3 000 autres entreprises tchèques, petites pour la plupart, pourront commercialiser leurs produits uniquement sur le marché local. "Le critère essentiel est leur capacité de production. Mais les petites usines qui veulent participer au marché commun doivent respecter les normes plus strictes qui s'appliquent aux grandes entreprises", a expliqué M. Duben.
"Tout le monde ne souhaite pas exporter en Allemagne, en France ou Italie, à cause notamment de frais importants que cela implique, pour la publicité par exemple", a-t-il affirmé.
(HC)