Après avoir demandé aux entreprises agroalimentaires exportatrices étrangères de s’inscrire au registre de l’Administration chargée des contrôles agroalimentaires (FDA), les Etats-Unis exigent, à partir du 19 décembre, d’être informés de l’importation de produits alimentaires sur leur sol au plus tard cinq jours avant leur arrivée .
Les informations relatives aux produits importés devront être transmises à la FDA, par les pays exportateurs, dans un délai minimum de deux heures avant l’arrivée des produits par la route, de quatre heures pour ceux expédiés par avion ou par train, et de huit heures pour les importations maritimes. Cette double mesure s’inscrit dans la loi, promulguée le 12 juin 2002, destinée à protéger les Américains contre une attaque bioterroriste.
Cependant, toutes ces mesures risqueraient à terme de ne pouvoir être appliquées ou alors partiellement, selon le Centre pour l’information de la Défense américaine (CDI), qui considère que les Etats-Unis courent le risque de voir des denrées périssables se détériorer sur les docks. Beaucoup de pays chercheraient d’autres marchés, d’après le CDI, qui s’attend à une baisse des importations et une augmentation des prix des produits importés est attendue.
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Un très large éventail de denrées
La législation porte en effet sur un très large éventail de denrées, tels les compléments alimentaires et produits diététiques, les boissons, alccolisées ou non, les eaux minérales, les fruits et légumes, les poissons et les produits de la mer, les laitages, les matières premières agricoles crues, les aliments en conserve ou congelés, les pâtisseries, les confiseries et les aliments pour animaux.
Par ailleurs, lors du conseil agricole des Quinze le 17 décembre à Bruxelles, la délégation italienne avait prévu d’aborder les problèmes liés à ces nouvelles dispositions afin de définir « un juste équilibre entre les exigences qui fondent la loi sur le bioterrorisme, comme la sécurité alimentaire, et les intérêts économiques des producteurs communautaires », un point à l’ordre du jour qui n’a finalement pas été abordé.