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Crise viticole Nouvelles mesures pour assainir le marché

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Après l’occupation de la chambre d’agriculture du Gard par des viticulteurs les 7 et 8 décembre, Dominique Bussereau s’est rendu à Nîmes le 9 décembre. Il a annoncé de nouvelles mesures pour venir au secours du secteur et une aide de 11,5 millions d’euros « parallèlellement » à la distillation.

Dominique Bussereau s’est rendu à Nîmes où il a rencontré les responsables professionnels viticoles, après deux jours d’occupation de la Chambre d’agriculture par plusieurs centaines de viticulteurs décidés à obtenir un rendez-vous avec le Premier ministre. La cause de leur colère : la chute des prix du vin et sa mévente.

Le ministre a incité à recourir à la distillation « alcool de bouche ». « En matière de gestion de marché, les viticulteurs et les coopérateurs réitèrent leur engagement à souscrire d’ici le 23 décembre massivement à la distillation alcool de bouche. Parallèlement, les pouvoirs publics encourageront les coopératives dans leurs démarches d’investissements et de promotion dans la limite d’une enveloppe spécifique de 11,5 millions d’euros », écrit le ministère dans un communiqué.

Cependant, « le ministre s’est engagé à demander une distillation de crise en 2006 si le marché, malgré une distillation alcool de bouche qui aurait rempli son objectif fixé d’un commun accord avec la profession, ne montrait pas, dans les mois à venir, un signe d’assainissement et de raffermissement », poursuit le communiqué.

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D’autre part, le dispositif d’aides conjoncturelles présenté en juillet sera complété par de nouvelles aides en trésorerie attribuées au cas par cas, par le dispositif Agridiff et le fonds d’allègement des charges. Des dégrèvements de la taxe sur le foncier non bâti et des charges sociales seront attribués au cas par cas.

Enfin le ministre a annoncé qu’il donnera aux préfets l’instruction de réunir les comités de bassin « dans un calendrier resserré ».