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Nutrition animale : la production se stabilise après l’annus horribilis de 2022

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Grâce au redressement du secteur des volailles, son premier débouché, la production d’alimentation animale s’est stabilisée en 2023, avec une légère érosion de 0,6 % sur un an (à 18,3 Mt), apprend-on dans une note de conjoncture. Interrogé par Agra Presse, le président de la Coopération agricole (LCA) Nutrition animale David Saelens note « un début de rattrapage, mais plus tardif qu’attendu. On anticipait un rebond au second semestre 2023, il a plutôt eu lieu début 2024. »

Dans le détail, l’aliment pour volailles rebondit de 1,6 %, ce qui « ne compense pas la forte baisse de l’année dernière », selon la note de conjoncture éditée par LCA et le Snia (fabricants privés). En 2022, les industriels avaient fabriqué 1,5 Mt de moins que l’année précédente, dont 700 000 t de moins pour les volailles, fauchées par un épisode historique d’influenza aviaire. En 2023, la production a repris des couleurs, notamment grâce à la campagne de vaccination des canards lancée en octobre. Côté alimentation animale, la situation « reste contrastée » selon les espèces : seules progressent les poules pondeuses (+2,2 %) et les palmipèdes (+16,3 %), quand toutes les autres volailles reculent (-1,1 % en poulets, par exemple). Les dindes sont à -0,7 %, les pintades à -3,6 % et les cailles à -15,5 %.

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Quant aux aliments pour bovins, ils sont en hausse : +1,2 % pour les vaches laitières, +3,5 % pour les autres bovins. Par contre, le recul se poursuit pour les ovins/caprins (-3,5 %). De son côté, avec -5,5 % l’année passée, la production d’aliment pour porcs poursuit son « érosion continue, liée à la décapitalisation », selon les mots de David Saelens.

La situation « reste contrastée » selon les espèces de volailles