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Nutrition animale : un surcoût cette année pour gérer les mycotoxines

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Suite à une année 2024 très pluvieuse, François Cholat, président du Snia (fabricants d’alimentation animale), indique que la gestion par les fabricants d’aliments pour animaux des lots de maïs contenant des mycotoxines coûtera « entre 2 €/t et 10 €/t selon les solutions utilisées ». La principale d’entre elles est à base d’argile, qui fixe la toxine et qui sera évacuée par le système digestif des animaux. Ces additifs sont ajoutés lors de la fabrication des aliments composés, et peuvent également être appliqués à la ration au niveau de l’élevage, détaille le syndicat. Rappelons que la récolte française 2024, estimée à un niveau confortable d’environ 15 Mt par Agreste en décembre 2024 (près de 13 Mt l’an passé), a été particulièrement touchée par les mycotoxines, en raison du retard des travaux de moisson lié aux pluies. La moitié ouest du pays est davantage concernée que l’Est. « Il est possible que les fabricants d’aliments, selon les régions, relèvent leur consommation d’autres matières premières, comme le blé ou l’orge, afin d’adapter leurs formules », précise François Cholat.

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Cette hausse des frais de gestion du maïs contaminé aux mycotoxines par les industriels se répercute sur les coopératives et les agriculteurs lors des négociations. La profession confirme par ailleurs que des fabricants ont dû rejeter des lots présentant des taux trop élevés. « Nous avons eu vent de quelques camions refusés », précise le président. Le syndicat constate également que les coproduits (incluant les drêches), issus du broyage des grains de maïs, concentrent davantage les mycotoxines. Toutefois, le Snia se veut rassurant : « La situation est tout à fait gérable, notamment grâce au plan Oqualim. Il faut simplement que les fabricants soient prévenus à l’avance, par leur fournisseur, des teneurs en mycotoxines des lots qu’ils leur livrent », indique François Cholat.

La situation est tout à fait gérable selon le Snia