Il faudrait une hausse des surfaces de 480 000 ha en légumineuses d’ici 10 ans pour atteindre les objectifs d’autonomie protéique que se fixent les filières : c’est la projection du centre d’études Céréopa, réalisée dans le cadre des travaux de Terres Univia sur le plan protéines. L’étude prévoit 500 000 ha supplémentaires pour la sole des plantes riches en protéines au sein des grandes cultures. Dans le détail, les surfaces en 2028 affichent une forte hausse de 480 000 ha pour les légumineuses, une légère diminution de 80 000 ha en colza (compensée par un gain de rendement), une progression de 100 000 ha du tournesol. Le soja en sort grand vainqueur (+160 000 ha) en doublant de superficies, devant le pois (+135 000 ha), la féverole (+75 000 ha).
« Cela demandera des investissements très importants à la fois dans la génétique, dans la protection des cultures souvent mineures, l’innovation agronomique pour accompagner la diversification et la structuration des chaînes de valorisation aval (logistique, transformation, diversification des débouchés) », d’après la note du Céréopa. Également « une forte contractualisation entre les acteurs ». La luzerne déshydratée est projetée en hausse de 25 000 ha. Le Céréopa table sur une diminution des surfaces en céréales de l’ordre de 500 000 ha. Aucune inflexion côté blé tendre, dont la tendance haussière depuis dix ans est confirmée. Le blé dur, le maïs, l’orge sont eux estimés en baisse. Côté fourrages, une amélioration de l’autonomie des élevages est prévue. Cela suppose une hausse des surfaces de 300 000 ha, à 46 % de la SAU (surface agricole utile) qui correspond au niveau observé en 2010. Une baisse équivalente est anticipée pour les grandes cultures autres que celles déjà citées.
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Un doublement des surfaces de soja