La Commission de Bruxelles devrait proposer aux experts des Etats membres, le mois prochain, un plan très ambitieux de réduction des salmonelles présentes dans la viande de volaille. Celui-ci devrait impliquer d’importants efforts de la part des éleveurs de certains pays européens. Une étude de l’EFSA a révélé, le 3 avril, que ces bactéries étaient présentes en 2006 dans près d’un élevage sur quatre.
Bruxelles compte proposer d’ici à quelques semaines des objectifs cibles « ambitieux » afin de réduire le niveau de présence des deux principales souches de salmonelles (salmonella Enteritidis et salmonella Typhimurium) dans les élevages de poulets de chair de l’UE. Elle pourrait fixer le seuil de prévalence souhaitable à 1 %.
Selon une récente étude de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), ces bactéries auraient été décelées, en 2005 et 2006, dans près d’un élevage de poulets de chair sur quatre (23,7 %). Mais ce chiffre est très variable d’un pays à l’autre : en Suède ou en Finlande, il se situe aux alentours de 0 % alors que des niveaux très élevés ont été relevés en Hongrie (68, 2 %), en Pologne (58,2 %), au Portugal (43,5 %), ou encore en Espagne (41,2%).
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Efforts plus importants pour les pays les plus touchés
Depuis le début de l’année, le niveau d’infection devrait avoir baissé du fait de l’entrée en vigueur de nouvelles normes pour le cheptel reproducteur. En août 2006, la Commission a décidé de fixer pour ces élevages un niveau de prévalence inférieur à 2 % à respecter d’ici à 2008. Les efforts les plus importants pour les normes sur ces animaux doivent être réalisés par les pays dont les taux sont les plus élevés. La République tchèque, l’Espagne, la Lituanie, la Pologne, le Portugal – où plus de 40 % des élevages étaient infectés, selon l’EFSA – doivent réduire de 40 % le taux d’infection. La Belgique, l’Allemagne, la Grèce et la Hongrie qui se situent entre 20 et 39 % d’installations contaminées doivent de leur côté opérer des restrictions de 30 %. Cette approche adoptée par la Commission pour les reproducteurs pourrait être reprise pour les élevages de poulets de chair.