L’objectif du gouvernement américain est qu’un tiers de la consommation des carburants pour les transports soit fourni par les biocarburants en 2022.
«Nous espérons pouvoir produire un tiers des carburants pour les transports sous forme de biocarburants en 2022 », a indiqué Marvin Duncan, économiste au département américain de l’Agriculture (USDA), lors d’une rencontre organisée à Paris le 19 novembre par l’ambassade américaine.
Un élargissement de la palette dès 2010
Les États-Unis ont une capacité de production de biocarburants de huit milliards de gallons (un gallon = 3,8 litres) en 2008. Leur objectif est de passer à 36 milliards de gallons de capacité. La production de biocarburants est assurée essentiellement par l’éthanol pour l’instant, obtenu par la transformation de l’amidon de maïs. La multiplication par plus de quatre des capacités sera jusque vers 2010 imputé à l’éthanol d’amidon de maïs. À partir de 2010, la palette des biocarburants se diversifiera : décollage des fabrications de biodiesel d’huile de soja, d’huiles de friture et de graisses animales ; arrivée de « nouveaux biocarburants » comme le biobutanol ; et surtout début de production de l’éthanol cellulosique.
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Imiter les raffineries
Pour parvenir aux 36 milliards de gallons de 2022, qui correspondent à 1,37 milliard d’hectolitres, les opérateurs, encouragés par le gouvernement, vont miser sur la recherche-développement, réduire la consommation d’eau des cultures, réduire les coûts de fabrication et de transport. À ce propos, des économies de coûts pourront être réalisées par le transport de biocarburants par pipelines, comme c’est le cas pour les hydrocarbures pétroliers. Mais surtout, un moyen de hisser les biocarburants au niveau de produits de grande consommation avec des prix comparables à ceux des carburants fossiles, sera la raffinerie végétale. « Quand on observe les raffineries pétrolières, la raison pour laquelle l’essence n’est pas chère est que les raffineries font des marges sur la vente de produits à haute valeur ajoutée. Espérons que les industriels des biocarburants s’inspireront de ce schéma », a ajouté Marvin Duncan.
Pour la production d’éthanol cellulosique, les États-Unis ont la possibilité de planter des saules dans le Nord-Est et le Sud-Est du pays, a-t-il évoqué.